Lors de son intervention au « Grand Jury » RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat, Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a exprimé des préoccupations quant à la procédure actuelle entourant le projet de loi de finances pour 2026. Elle a déploré l'incapacité de la Chambre basse à examiner pleinement le budget, incitant à une refonte des processus parlementaires pour éviter de tels blocages à l'avenir.
Le gouvernement, en quête d'un consensus avec les partis, notamment les socialistes, a mis fin aux débats la semaine dernière, indiquant une impasse face à l'absence de majorité. Dans ce contexte, Braun-Pivet a souligné : « Quand on fait de la politique, il faut tenir les engagements qu’on prend. » Elle considère l'approche du Premier ministre, Sébastien Lecornu, comme un échec, notamment sa promesse de ne pas recourir au 49.3, un outil souvent controversé qui permet d’adopter un texte sans vote.
Selon Braun-Pivet, il est crucial que le projet de loi de finances pour 2026 soit « le dernier discuté de la sorte ». Elle a appelé les députés à réinventer les règles, suggérant que le système actuel ne favorise pas l’émergence d’un compromis. Elle a lamenté le fait que les discussions productives ne semblent pas se faire au sein même de l'Assemblée, soulignant qu'il est inquiétant que ces compromis doivent se faire en dehors des murs de l’institution parlementaire.
Les implications d'une réforme parlementaire sont d'une importance capitale, surtout compte tenu que le temps attribué à l'examen du budget freine le traitement d'autres textes importants, y compris ceux sur la fin de vie ou l'aide sociale à l'enfance. Braun-Pivet a averti que ces retards sont « dommageables pour tout le monde » et « nocifs pour notre économie », impactant négativement les investissements, tant locaux qu'étrangers. La nécessité d'un débat parlementaire constructif est donc plus urgente que jamais.
La clé pour sortir de cette situation réside dans la capacité des acteurs politiques à dialoguer et à se rapprocher, afin de restaurer la confiance au sein de l'Assemblée nationale. Une position partagée par plusieurs analystes politiques qui estiment que le rétablissement d'un climat de coopération est essentiel pour l'avenir législatif de la France.







