Des milliers d'opposants se mobilisent contre la loi sur la fin de vie à Paris

La manifestation à Paris souligne une résistance croissante au projet de loi sur la fin de vie.
Des milliers d'opposants se mobilisent contre la loi sur la fin de vie à Paris
Manifestation d'opposants à la future loi fin de vie lors d'une "marche pour la vie" organisée chaque année par des militants s'inscrivant dans les rangs catholiques conservateurs, le 18 janvier 2026 à Paris ©

Paris (France) – Des milliers de personnes se sont réunies ce dimanche à Paris pour s'opposer à la loi sur la fin de vie, qui sera examinée bientôt par le Sénat. Cet événement, connu sous le nom de « marche pour la vie », a été orchestré par des militants principalement issus des milieux catholiques conservateurs, mettant en avant le message que chaque vie doit être valorisée.

Les organisateurs prévoyaient la participation de près de 10 000 personnes à cet événement qui a débuté à 14 heures sur la place Vauban. Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la marche, a déclaré : "Le projet de loi sur la fin de vie représente un tournant décisif pour notre civilisation". Cette phrase résume l'angoisse de nombreux participants face à ce qu'ils perçoivent comme une menace à la dignité humaine.

Les discours lors de la marche ont mis en lumière des préoccupations profondes concernant la place des soins palliatifs. "Le rôle du médecin est de soigner et de conforter, pas d'assister à la mort", a précisé une intervenante, soulignant que l'euthanasie pourrait porter atteinte à l'engagement des soins palliatifs. Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Fréjus-Toulon, a renchéri en déclarant que toute dérive vers la légalisation de l'euthanasie nuirait à la liberté humaine dans son ensemble.

Les débats au Sénat, initialement retardés en raison de l'instabilité politique, s'annoncent intenses. Le texte sera discuté en séance plénière à partir de mardi, avec un vote prévu pour le 28 janvier. Parallèlement, l'Assemblée nationale examinera le sujet à nouveau en février. Ce projet de loi comprend deux propositions distinctes : l'une axée sur l'amélioration des soins palliatifs et l'autre visant à instaurer une aide à mourir.

Guillaume de Thieulloy, président de la marche, a exprimé son espoir que la majorité sénatoriale s'opposera à la légalisation de ce qu'il appelle la "mort administrée", arguant que cela marquerait la fin des soins palliatifs tel que nous les connaissons. Ce sentiment a été partagé par de nombreux participants, dont Jean-François De Wilde, 75 ans, venu de Normandie, qui dépeint le projet de loi comme une régression pour la société.

Les mots d'ordre de la manifestation touchaient également des sujets tels que la nécessité de renforcer l'accès aux soins palliatifs, la protection de l'objection de conscience pour les professionnels de santé, ainsi que la promotion de l'accouchement sous X. L'année dernière, la marche avait déjà mis en avant l'opposition à l'avortement, en réunissant un nombre significatif de participants.

Pour conclure, cette marche a une résonance particulière dans un contexte où les choix en matière de fin de vie suscitent des débats de plus en plus passionnés, révélant la diversité des opinions qui persistent sur ce sujet délicat, comme le souligne Le Monde.

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