Les figures du Rassemblement National ont intensifié leur campagne dans le sud de la France, particulièrement à Marseille, la deuxième ville du pays, ainsi qu’en Alpes-Maritimes. Leur collaboration avec Eric Ciotti symbolise un tournant dans la dynamique politique française.
Alors que Marine Le Pen attire la foule à Bourg-Saint-Andeol, Jordan Bardella a choisi Marseille pour apporter son soutien au député Franck Allisio, qui est en bonne position dans les sondages face à Benoît Payan. Bardella a déclaré : "Pour les Marseillais, il n’existe que deux options : un retour à la dignité ou à la catastrophe". Pour lui, cette élection est de portée nationale.
Benoît Payan, quant à lui, a averti dans Libération que "la perte de Marseille par les démocrates serait un cataclysme pour le pays". Il a exprimé ses craintes face à une éventuelle gouvernance RN dans une ville déjà touchée par des défis économiques majeurs, pointant du doigt les ambitions prétendues de Jean-Luc Mélenchon.
À l’approche du premier tour, qui aura lieu dans neuf jours, la campagne pour les élections municipales prend de l'ampleur dans le sud de la France. Le RN voit des opportunités à Marseille, mais souhaite également renforcer sa présence à Toulon et conquérir Menton.
Menton, petite ville de 31 000 habitants entre Monaco et l'Italie, a gagné en notoriété depuis que Louis Sarkozy, fils de l’ancien président, a décidé de se lancer en politique à l'âge de 28 ans. Alexandra Masson, députée RN et ancienne membre de l’UMP, est positionnée comme la candidate favorite, malgré des candidats rivaux issus de la droite classique.
Les défis se multiplient pour la droite, déjà affaiblie par les scandales de l'administration sortante. Par un curieux retournement de situation, le maire Yves Juhel (LR), ne souhaitant pas se représenter, a récemment été condamné à trois ans d’emprisonnement pour détournement de fonds.
Eric Ciotti, malgré un parcours électoral difficile à Nice, a mis en lumière l’importance des ces scrutins pour l’avenir national. “Une transformation est en cours ici”, a fait remarquer Bardella, tout en appelant les électeurs de droite à s'unir pour porter leurs idées aux élections présidentielles de 2027.
Sur le plan national, la campagne est assombrie par des manipulations numériques. Viginum, l'agence en charge de la lutte contre ces ingérences, a récemment rapporté des tentatives de déstabilisation du candidat de centre-droit Pierre-Yves Bournazel.
Au Mans, Mathilde Panot, chef des députés insoumis, a apporté son soutien à Maël Brillant. Pendant ce temps, à Lille, les écologistes montrent leurs muscles avec une forte mobilisation, particulièrement autour de Stéphane Baly, qui avait perdu de peu en 2020 contre la maire sortante, Martine Aubry.







