Le 18 janvier, un collectif de citoyens de la Communauté de communes Loire Layon Aubance a expressément manifesté son désaccord concernant le projet de goudronnage des chemins ruraux. Ces habitants, utilisateurs fréquents des voies cyclables et pédestres, s’interrogent sur la nécessité de ce choix politique.
Jean-Yves Coutant, résident de Faveraye-Mâchelles, a déclaré : "Les hôpitaux ont besoin d'argent. Notre pays amasse une dette colossale, et ici, on décide de goudronner des chemins qui n'ont rien à faire sur cette liste des priorités." De son côté, Monique Augereau, de Martigné-Briand, a insisté sur le fait que "les fonds publics devraient être investis dans des projets essentiels, surtout lorsqu'il existe déjà des routes dans la commune".
Cette initiative locale s'intègre dans une tendance plus large en France, où de nombreuses voix se lèvent pour défendre la préservation des espaces naturels face à l'urbanisation croissante. Selon un rapport du Service public, des experts s'accordent à dire que la priorité doit être donnée à la santé des écosystèmes plutôt qu'à des infrastructures parfois jugées superflues.
Les membres du collectif, qui rassemblent des familles, des cyclistes et des défenseurs de l'environnement, plaident également pour un débat constructif sur l'utilisation des ressources publiques. Ils soulignent la nécessité d'une approche plus équilibrée entre modernisation des infrastructures et respect de l'environnement.
Alors que les discussions se poursuivent, la colère grandissante des habitants de la région fait écho à un mouvement national appelant à une gestion plus réfléchie des ressources naturelles. Le réseau Réseau Environnement invite les citoyens à participer à des forums locaux afin de redéfinir ensemble les priorités en matière d'aménagement du territoire.







