Jacques Moretti, propriétaire du bar Le Constellation à Crans-Montana, pourrait bientôt sortir de détention. Arrêté suite à un incendie tragique qui a fait 40 morts et 116 blessés lors de la nuit du Nouvel An, il attend une décision du Tribunal des mesures de contrainte (TMC) du canton de Valais, qui a déjà évoqué la possibilité d'une libération sous conditions.
Alors qu'une première audience a conduit à son maintien en détention pour une durée initiale de trois mois, des mesures alternatives, telles que le versement d'une caution, le port d'un bracelet électronique, ou l'obligation de pointer régulièrement au commissariat, sont envisagées.
« Nous restons en étroite collaboration avec la justice », a déclaré l'avocat de Moretti, Me Patrick Michaud, soulignant que ces options pourraient être mises en place rapidement. Cependant, il est essentiel de fixer le montant de la caution de manière minutieuse, ce qui pourrait prendre un certain temps, selon les sources de la RTS.
Toutefois, cette perspective est controversée. Me Jean-Luc Addor, l'avocat représentant les victimes, critique cette éventualité en évoquant un risque de collusion et de fuite. Selon lui, des contacts entre Moretti et des témoins pourraient compromettre l’enquête. Il a exprimé ses inquiétudes quant à la possibilité de destructions de preuves, soulignant que « le simple fait que le gérant puisse avoir des contacts avec des témoins » renforce ce risque.
Cette situation complexe souligne les défis liés à la gestion des enquêtes criminelles dans des circonstances tragiques. Les autorités suisses doivent peser soigneusement les implications de leur décision, tant pour la justice que pour les familles des victimes. Pour de nombreuses personnes touchées par cette tragédie, chaque avancée dans le processus judiciaire demeure cruciale.







