Le système judiciaire iranien a récemment annoncé des procès rapides et publics pour les suspects arrêtés lors des manifestations qui secouent le pays depuis le 28 décembre. Cette promesse fait suite à des inquiétudes croissantes concernant des exécutions imminentes, notamment celle d'Erfan Soltani, un manifestant de 26 ans, prévue pour le 14 janvier. Des organisations comme Amnesty International et Human Rights Watch ont exprimé leur horreur face à une situation qui pourrait engendrer un nombre massif d'exécutions.
Le ministère des Affaires étrangères des États-Unis a également mis en lumière le nombre alarmant de plus de 10 600 arrestations depuis le début des troubles. Selon le Département d'État, ce retour aux pratiques répressives, tel un processus sommaire de justice, pourrait exacerber la déjà frénétique violence sur le terrain. Les médias iraniens affirment avoir reçu des rapports faisant état de tueries à grande échelle, incitant les défenseurs des droits humains à s’alarmer de la situation.
Des manifestations qui avaient commencé en raison de la hausse du coût de la vie ont pris une ampleur inattendue, avec la population exprimant aussi son désir de liberté face à un régime qu'elle accuse d'être corrompu et oppressif. La détérioration continue des droits humains en Iran ne passe pas inaperçue à l'international ; alors que des voix comme celle de Donald Trump menacent de sanctions supplémentaires, l'Union européenne envisage également des mesures de rétorsion envers Téhéran.
Les appels à la solidarité se multiplient, y compris de la part de figures de l'opposition comme Reza Pahlavi, héritier présumé du trône, qui invite les militaires à rejoindre le peuple iranien. En parallèle, des événements tragiques se déroulent ; des rapports font état d'éléments des forces de sécurité tués dans des manifestations, illustrant des tensions croissantes entre le gouvernement et les citoyens déconcernés. Alors que le pouvoir en place continue de se défendre face aux accusations, des analistes prévoient que les défis auxquels l’Iran est confronté pourraient remettre en question la stabilité de ce régime, bien que son arsenal répressif demeure solide.







