L'Iran fait face à des vents contraires alors que les tensions avec les États-Unis s'intensifient. Un conseiller du leader suprême, Ali Khamenei, a averti que le pays est prêt à riposter à toute agression américaine, rappelant les frappes récentes contre uneBase américaine au Qatar. Cette déclaration survient dans un contexte de manifestations massives qui secouent le pays depuis le 28 décembre, avec un bilan tragique dépassant les 730 morts, selon Iran Human Rights.
Le chef du pouvoir judiciaire iranien a annoncé des procès « rapides » pour les manifestants arrêtés, invariant que les peines pourraient comprendre des exécutions. Les organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International, s'alarment d'un usage massif de la peine de mort, tout en appelant la communauté internationale à réagir rapidement. « Plus de 10 600 personnes ont été arrêtées pour avoir exprimé leur désaccord, et des exécutions sont déjà programmées », a déclaré le Département d'État américain, ajoutant de l'inquiétude à la situation.
Les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité, tués lors des révoltes, ont été marquées par des slogans anti-américains, illustrant le climat de tension qui règne actuellement en Iran. Le général Abdolrahim Moussavi a décrit la situation comme une des plus violentes que le pays ait connues, ce qui renforce la détermination du régime face à une intervention étrangère. Les implications de cette crise vont au-delà des frontières iraniennes, attirant l'attention de leaders mondiaux, dont la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui envisage de nouvelles sanctions.
Alors que la coupure d'Internet et les restrictions communicationnelles rendent difficile toute visibilité sur la situation réelle, les rapports en provenance de l'Iran font état d'opérations de répression systématiques de la part des forces de sécurité. La communauté internationale, notamment l'ONU, a exprimé son horreur face à ces dérives, alimentant encore davantage les tensions. Tandis que certains experts, comme le sociologue Jean-Paul Chanut, suggèrent que l'Iran pourrait se tourner vers des alliés régionaux tels que la Russie pour renforcer sa position, d'autres mettent en garde contre les conséquences catastrophiques d'une escalade militaire.







