Le procès en appel de Marine Le Pen, prévu à partir de ce mardi 13 janvier, met la justice française dans une position délicate. Actuellement, la cheffe du Rassemblement national (RN) est impliquée dans une affaire concernant des assistants parlementaires européens, ce qui pourrait influencer sa campagne pour l'élection présidentielle de 2027.
Face aux enjeux politiques, les juges sont conscients qu'une décision rapide est essentielle. Si la cour d'appel maintient la condamnation d'inéligibilité de cinq ans, Le Pen sera contrainte de se retirer de la course présidentielle. Cette situation lui a d'ailleurs fait déclarer qu'elle ne se présenterait pas si elle est à nouveau condamnée, évitant ainsi de chambouler son calendrier électoral (source : Le Monde).
Les experts juridiques soulignent que le timing de la décision est crucial. « Les juges ne sont pas déconnectés de la réalité. Ils savent qu'une élection présidentielle approche », a confié Christophe Soulard, président de la Cour de cassation, indiquant que la Cour pourrait interagir rapidement pour rendre son verdict avant la présidentielle.
Au-delà de Marine Le Pen, la cour d'appel de Paris jugera également le RN et onze autres personnes accusées d'avoir utilisé des fonds du Parlement européen pour rémunérer des salariés du parti entre 2004 et 2016. Cette affaire, qui pourrait affecter la dynamique politique en France, est suivie de près, d'autant plus qu'une condamnation de sa figure de proue aurait des répercussions non négligeables sur la confiance des électeurs envers le RN (source : Le Parisien).
Enfin, alors que la campagne électorale se prépare, les conséquences d'un verdict défavorable pour Le Pen ne font que renforcer les inquiétudes quant à l'impact sur le paysage politique français, laissant entendre qu'un nouvel horizon pourrait s'ouvrir pour d'autres figures montantes du parti, comme Jordan Bardella.







