Depuis le 30 décembre, les manifestations en Iran se poursuivent, entraînant la mort d'au moins 12 personnes dans des affrontements violents. Le gouvernement considère désormais certaines déclarations de Donald Trump et de Benjamin Netanyahu comme une menace sérieuse. Le général Amir Hatami, haut responsable militaire, a affirmé que l'Iran ne pourrait tolérer cette escalade de la rhétorique ennemie. "Nous réagirons avec force", a-t-il déclaré, selon l'agence de presse Fars.
Trump a récemment menacé d'intervenir militairement en Iran si les forces de sécurité causaient la mort de manifestants, tandis que Netanyahu a exprimé son soutien aux protestataires, exacerbant ainsi les tensions. Ce climat incertain a alimenté un sentiment d'insécurité au sein de la population, qui se mobilise contre le régime en place depuis la mort de la jeune Mahsa Amini en septembre 2022, victime de violences policières.
Selon des analystes politiques, ces menaces extérieures pourraient renforcer la décision du gouvernement iranien de réprimer les manifestations. "Historiquement, le regime iranien utilise l'ennemi extérieur comme moyen de cimenter son pouvoir à l'intérieur", souligne Mariana Lema, experte en relations internationales. Les manifestations sont souvent décrites comme un cri de désespoir face à la corruption et à la répression persistante.
Alors que la communauté internationale regarde avec inquiétude, les rues de Téhéran et d'autres villes continuent d'être le théâtre de rassemblements. Les manifestants réclament des changements significatifs, mais le régime semble déterminé à maintenir son emprise sur le pouvoir, même face à une pression internationale accrue. Ces événements récents pourraient marquer un tournant décisif dans l'histoire contemporaine de l'Iran, un pays aux prises avec des soulèvements sociaux qui interrogent son avenir.







