À Castillonnès, la campagne pour les municipales de 2026 prend une tournure inattendue. Une lettre anonyme, distribuée dans des boîtes aux lettres le week-end dernier, a jeté une ombre sur l'ambiance politique du village. Le maire sortant, Pierre Sicaud, se trouve au cœur de cette polémique, incitant même à des plaintes pour diffamation.
Cette lettre, perçue comme un acte malveillant, vise non seulement Pierre Sicaud, mais également son adjoint, Sébastien Maurès, qui aspire à lui succéder. Les accusations formulées dans cette correspondance touchent la gestion de la mairie et des agents municipaux, engendrant un climat de défiance et d'animosité.
Montant au créneau, Pierre Sicaud a décidé de riposter en déposant une plainte à titre personnel et en tant que premier magistrat. "C'est toujours les mêmes accusations depuis dix ans", déclare-t-il, assurant que cela ne l'affecte pas. Ses commentaires visent à ramener le débat sur les idées plutôt que sur des attaques personnelles.
Sébastien Maurès, quant à lui, confie avoir envisagé d’abandonner sa candidature face à ces attaques. "Ma famille passe avant tout", a-t-il affirmé, tout en précisant qu'il ne se laissera pas intimider. Le corbeau, dont les écrits portent un style misogyne, appelle à un changement clair : "Ni Sicaud ni Maurès".
Malgré ces tensions, des voix de soutien s'élèvent parmi les habitants de Castillonnès. Des élus des communes voisines, ainsi que Laurence Rouchaud, candidate aux prochaines élections, apportent leur soutien au maire sortant. De nombreuses voix réclament cependant que cette situation ne fasse obstacle à un débat d'idées constructif, essentiel pour l’avenir du village.
La situation à Castillonnès reflète un malaise plus large observable dans d'autres communes françaises, comme l'a noté l'expert en politique locale, Antoine Dupont, qui souligne l'importance d'un climat serein pour la démocratie. "Les attaques personnelles nuisent à la confiance des citoyens dans leurs élus", a-t-il déclaré lors d'une récente interview.
Il reste à voir si la campagne se résumera à des conflits personnels ou si des idées concrètes émergeront pour le bien de la communauté. Un appel à l'apaisement s'impose, tant le village a besoin d'une vision collective pour avancer.







