Dans un contexte électoral tendu à Strasbourg, l'eurodéputée Virginie Joron, candidate du Rassemblement national (RN) pour la mairie, a annoncé son intention de porter plainte contre plusieurs médias locaux. Cette décision intervient après la diffusion d'accusations selon lesquelles elle aurait été sanctionnée pour avoir participé à l'observation de scrutins en Crimée, une allégation qu'elle qualifie de « mensongère ».
« Ces affirmations sont totalement fausses et diffamatoires », a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse. Selon Joron, il s'agirait d'une manœuvre visant à ternir sa réputation avant les élections municipales. Elle se dit déterminée à rétablir la vérité et à défendre son intégrité.
Ces accusations évoquent une prétendue liste noire au sein du Parlement européen, une référence qui remonte à juin 2021. Cependant, de nombreux observateurs politiques soulignent que ces allégations risquent de nuire aux électeurs, qui pourraient être influencés par des informations inexactes. Pierre Verdier, analyste politique, a commenté : « Dans cette période électorale, il est crucial que les informations relayées soient vérifiées et précises. La désinformation peut avoir des conséquences néfastes sur la démocratie ».
Le RN, déjà sous le feu des critiques, fait face à une période particulièrement sollicitée alors qu'il cherche à renforcer sa présence dans les municipalités françaises. Joron, connue pour ses positions fermes, souhaite que les électeurs puissent juger sur des bases factuelles, exemptes de désinformation.
Alors que la campagne se poursuit, l'attention se tourne vers la réaction publique face à cette controverse. La vérité sur ces accusations pourrait bien influencer le résultat des prochaines élections dans la capitale alsacienne.







