Après une capture remarquée par les autorités américaines, Nicolas Maduro, l'ancien président du Venezuela, fera son entrée au tribunal fédéral de Manhattan ce lundi à 18 heures, heure de Paris. Il est inculpé de plusieurs chefs d'accusation, dont le "narcoterrorisme" et l'importation de cocaïne, un développement qui soulève de vives tensions à l'échelle internationale.
Actuellement incarcéré dans une prison fédérale à Brooklyn, Maduro a été filmé menotté et escorté par des agents de la Drug Enforcement Administration, ce qui a suscité de vives réactions au Venezuela, où des milliers de partisans ont manifesté pour réclamer sa libération. Armés pour certains, ils scandent des slogans tels que "Libérez notre président" et "Le Venezuela n'est la colonie de personne".
Alors que la Maison Blanche justifie son intervention comme une opération de police, la légalité de celle-ci est largement remise en question. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira dans la journée pour examiner la situation, une demande formulée par le gouvernement vénézuélien. Des experts du droit international mettent en garde contre les implications d'un tel acte.
Suite à sa nomination comme présidente par intérim par la Cour suprême, Delcy Rodriguez a annoncé la création d'une commission dédiée à la libération de Maduro, qui sera dirigée par des figures clés de l'Assemblée nationale et de la diplomatie vénézuélienne. Cette volonté de mobiliser le soutien populaire et international témoigne de la complexité de cette affaire, qui pourrait bien influencer l'avenir politique du Venezuela.
La situation reste volatile et les développements de ce procès seront suivis de près, tant localement qu'internationalement. Les implications de cette comparution sont énormes, tant pour Maduro que pour la politique vénézuélienne dans son ensemble, comme l'évoque le site Le Monde.







