Ce week-end, l'Iran a été le théâtre d'affrontements violents entre manifestants et forces de sécurité, déclenchés par une vague de mécontentement face à l'hyperinflation. Au moins 12 personnes, dont plusieurs membres des forces de l'ordre, ont perdu la vie. Le président américain Donald Trump a réagi en menaçant Téhéran de représailles si des vies civiles devaient encore être perdues.
Les manifestations, initialement centrées sur les difficultés économiques, ont débuté le 28 décembre à Téhéran, où des commerçants ont exprimé leur colère en fermant leurs boutiques. Cette colère a rapidement évolué vers des revendications politiques plus larges, touchant désormais une quarantaine de villes à travers le pays, principalement dans l'ouest.
Le gouvernement iranien a reconnu l'existence de revendications 'légitimes', mais a promis une fermeté contre un mouvement qu'il qualifie d'‘émeutier’. Dans une déclaration dimanche, Trump a affirmé : « Nous surveillons de très près la situation. Si des morts sont provoquées, les États-Unis frapperont très durement ». Cette déclaration a été largement relayée par les médias, notamment par Le Figaro, qui souligne l'impact des prises de position de Washington sur le climat politique en Iran.
Les rassemblements de samedi à Téhéran, bien que limités en taille, ont été marqués par des slogans politiques comme « Mort au dictateur ». Bien que des incidents isolés aient été rapportés, tels que des jets de pierres, la situation demeure sous contrôle pour le moment.
Dans l’ouest du pays, la tension est cependant à son comble, avec des rapports faisant état de violences graves et d’affrontements impliquant des membres des Gardiens de la Révolution. Selon le groupe de défense des droits de l'homme Hengaw, au moins quatre manifestants de la minorité kurde ont été abattus, illustrant le caractère explosif de cette situation.
Le hasard des événements a également vu le guide suprême iranien, Ali Khamenei, reconnaître la validité des revendications économiques tout en rappelant que l'ordre devait être rétabli. « Les émeutiers doivent être remis à leur place », a-t-il déclaré, selon des rapports d'Al Jazeera.
Cette crise rappelle les manifestations de 2022, déclenchées par la mort de Mahsa Amini, mais pour l’heure, la réponse de la population semble relativement modérée, bien que des millions d'Iraniens continuent de vivre dans des conditions économiques difficiles.







