Après ses premiers propos racistes, Celeste Amarilla, sénatrice paraguayenne, a de nouveau déversé son venin sur Kylian Mbappé lors d'une séance au Sénat, le 8 juillet. Une enquête a été ouverte à Paris pour injure publique et incitation à la haine.
Lors de cette réunion, l'élue paraguayenne a déclaré face à ses collègues : "Quand Orlando Gill, le gardien du Paraguay, faisait ses débuts en Coupe du monde, il tendait la main avec l'humilité d'un Paraguayen, et voilà que ce fils de p*** refuse de la lui serrer. Cela n'est pas un geste français." Une remarque qui ne peut que provoquer l'indignation, mais qui reflète les tensions croissantes entre l'Argentine et la France.
Elle a poursuivi en affirmant : "La France, c'est avant tout une histoire, une culture. Je refuse de réduire tout cet héritage à Kylian Mbappé." Ici, Amarilla semble vouloir défendre la culture française en la dissociant d'une figure qui, selon elle, ne la représente pas.
Ces déclarations relancent des tensions qui avaient déjà éclaté après le match du 4 juillet, où elle avait traité Mbappé de "niais" et avait insinué qu'il avait un passé compliqué. Des propos qui avaient déjà suscité un tollé, mettant en lumière un racisme latent et une incompréhension mutuelle entre les nations.
La sénatrice n'a pas manqué d'ajouter des insultes sur le physique et l'intelligence du joueur, le qualifiant de "Camerounais issu de la colonisation" et le traitant d'arrogant. Des remarques qui illustrent une fracture culturelle bien plus vaste que la simple rivalité sportive. En effet, nombre d'observateurs comme le sociologue Pierre Bourdieu rappellent que ces types de discours mettent en avant une tension raciale profondément ancrée.
À l’heure où la France s’efforce de promouvoir une image plus unifiée et accueillante, les propos de Celeste Amarilla font écho à un passé qui ne devrait plus avoir sa place dans un dialogue entre nations. Des experts craignent que de telles déclarations ne contribuent à exacerber des tensions déjà existantes, tant sur le terrain qu'en dehors.







