L'activité des Samu-SAS est en pleine effervescence, mais reste maîtrisée, a déclaré Agnès Ricard-Hibon, porte-parole du syndicat des urgentistes SUDF, incitant les patients à contacter le 15 dès l'apparition des symptômes.
« On observe une forte hausse des appels au 15, mais c'est quelque chose que nous attendions. Nous encourageons les malades à nous contacter pour obtenir une orientation correcte », a mentionné Agnès Ricard-Hibon sur RTL. « Les équipes sont sous pression, mais nous ne sommes pas en situation critique. Actuellement, les appels sont en hausse de 50 à 60 %. Nous savons adapter notre personnel et nos ressources », a-t-elle assuré.
Les services d'urgences attendent un afflux de patients présentant « des défaillances organiques » dues à un « effet retard de la canicule ». « Le corps réagit au début, puis après quelques jours, les mécanismes d'adaptation cèdent et les organes vitaux commencent à montrer des signes de faiblesse », a-t-elle déclaré, relevant que ces cas présentent ensuite une complexité accrue à traiter.
Déprogrammations nécessaires pour alléger les urgences
Il est crucial d'appeler le 15 dès l'apparition des symptômes pour « limiter l'élévation de la température corporelle et prévenir les défaillances organiques ». Ces symptômes peuvent évoquer « une forme d'ivresse : maux de tête, vertiges, confusion, nausées, vomissements », a-t-elle précisé.
Agnès Ricard-Hibon a également souligné la nécessité de déprogrammer certaines interventions non urgentes pour libérer des lits d'hospitalisation, permettant ainsi de réduire la pression sur les services d'urgences. « Il n'est pas judicieux de subir une opération non urgente, comme une prothèse de hanche, dans des services où la chaleur est accablante », a-t-elle insisté.
La récente surmortalité est « complexe à analyser sur le moment ». « Il y a eu des décès de jeunes sportifs et de personnes d'âge moyen. Cela soulève des inquiétudes quant aux liens avec la canicule. Cependant, il faut considérer que certains patients avaient des conditions chroniques dont le décès était anticipé dans les mois à venir. La canicule pourrait simplement avoir accéléré ces décès », a-t-elle expliqué, notant qu'une évaluation détaillée sera nécessaire pour tirer les conclusions appropriées.
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