Jean-Luc Mélenchon a plaidé samedi 27 juin 2026 pour un retrait de la France de l’Otan et a proposé une « politique de coopération renforcée » avec la Chine, tout en appelant à rouvrir le dialogue avec la Russie.
Lors d’un colloque sur la géopolitique organisé par l’Institut La Boétie, un cercle de réflexion affilié à La France Insoumise, le candidat LFI a déclaré : « Il est impératif de quitter l’Otan, sans pour autant rejoindre d'autres coalitions militaires, comme celles formées autour de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de la Grande-Bretagne pour faire front à la zone Asie-Pacifique. »
Le leader des Insoumis a aussi critiqué « la diplomatie des clubs fermés », citant des forums comme le G7 et le G20. Selon lui, nous sommes à l'aube d'une « ouverture sur le déclin des États-Unis », ce qui pourrait permettre l'émergence d'une « ONU renouvelée ».
Engager des discussions avec la Russie
Même s'il appelle à un retrait de l’Otan, Jean-Luc Mélenchon n'est pas opposé à la défense collective au sein de l'Union européenne. Il a ainsi souligné la nécessité d'initier des discussions avec la Russie : « Il est essentiel d'obtenir des garanties mutuelles à la suite de leur retrait de l'Ukraine. »
Pour favoriser un accord de paix en Ukraine, il a affirmé qu'il n’exclurait pas « des modifications territoriales », les préconisant avec le consentement des populations concernées. Mélenchon a également relativisé la responsabilité de la Russie dans ce conflit : « Une large part du conflit a été alimentée par ceux qui aujourd'hui déplorent ses conséquences. »
Refuser la confrontation avec la Chine
Poursuivant son discours sur la scène internationale, Jean-Luc Mélenchon a insisté sur la nécessité d'établir un dialogue solide avec la Chine. « Le non-alignement coopératif implique de discuter avec les acteurs avec lesquels nous ne dialoguons pas et d'éviter toute confrontation violente avec la Chine, ce qui traduit un souhait d'établir une coopération renforcée. »
Évitant de se prononcer sur des sujets tels que le commerce ou les droits humains, le leader de la gauche radicale a précisé qu’il ne souhaitait pas « dissimuler cette nouvelle orientation à laquelle nous devrions œuvrer, s’il était élu président. » Pour lui, l'essor économique de la Chine ne s'accompagne pas de « pratiques impérialistes », ce qui, selon lui, la distingue des États-Unis.
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