CHRONIQUE. À l'image de la Tchécoslovaquie d'Edvard Beneš, des peuples clés comme l'Iran, le Liban, Israël et les monarchies pétrolières ont été laissés à eux-mêmes. Emmanuel Macron, triomphant, évoque des événements passés à Évian et Versailles : « Cela rappelle ce que la France sait faire », s'exclamant à propos de l'accord de paix entre l'Iran et les États-Unis, signé à Versailles le 17 juin. Dans un pays en proie à la crise, où les citoyens sont accablés par des impôts écrasants et des normes accablantes, le président apparaît plus enclin à célébrer ce succès diplomatique qu'à aborder les réalités désastreuses touchant les Français, récemment choqués par une tragédie impliquant une fillette dont l’État n’a pu assurer la protection.
Un triomphe diplomatique mis en scène à Versailles
Peu importe ! Tout semble lui sourire. Lors du dîner, il applaudit vigoureusement lorsque Trump, armé de son célèbre feutre noir, signe avec emphase l'accord-cadre avec l'Iran, bien qu'une dose de lucidité l'amène à reconnaître, le lendemain : « Je ne pense pas que l’on puisse dire que la guerre soit totalement terminée. » Ce constat souligne la complexité de la situation.
Un accord contesté aux conséquences stratégiques lourdes
Cette diplomatie, loin d'être un succès, s'apparente à une capitulation. Les objectifs initiaux, tels que la chute du régime de Téhéran, la fin de son programme nucléaire, et la destruction de son arsenal missile sont restés inaccessibles. Par ailleurs, la volonté de stopper les interventions déstabilisatrices de l'Iran dans la région, via ses milices alliées comme le Hezbollah, n'a pas trouvé d'écho. Des experts, comme ceux de la revue Politique Internationale, considèrent que cet accord pourrait bien refléter une vision rétrécie de l'influence française, réduisant ses ambitions au niveau d’une ONG ou d’une simple institution bancaire.







