La stratégie américaine au Moyen-Orient fait face à des secousses, exacerbées par les tensions internes et des désaccords sur la gestion du conflit avec l'Iran. De plus en plus, la ligne adoptée par Donald Trump est critiquée tant au Congrès que dans l'opinion publique.
Récemment, le Congrès américain a voté une résolution symbolique, mais révélatrice de la perte de soutien de Trump, l'ordonnant de procéder au retrait des troupes américaines. Ce vote est un véritable camouflet pour le président, surtout compte tenu que son parti a la majorité dans les deux chambres. Comme l'indique L'Humanité, cette opposition provient tant de ses partisans que de ses détracteurs.
Le 23 juin, le Sénat a confirmé ce vote avec une majorité serrée de 50 voix pour et 48 contre. Bien que ce vote ne nécessite pas le veto de Trump, il n'a pas pu s'empêcher de réagir avec véhémence sur sa plateforme Truth Social.
Détroit d'Ormuz, nucléaire… les incohérences dans la stratégie Trump
Trump a dénoncé le vote comme étant « inopportun », évoquant que son administration avait déjà « mis l'Iran dans les cordes ». Toutefois, malgré ses assurances, les États-Unis peinent à imposer leur volonté. La récente trêve avec l'Iran souligne l'échec de sa stratégie, reliant directement les discussions sur la réouverture du détroit d'Ormuz à des enjeux géopolitiques plus larges, dont le sort du Liban occupé par Israël. Ce sujet demeure un point de friction dans les pourparlers, prévus pour s'étendre sur 60 jours.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé que, sans l'armement dont dispose l'Iran, le pays aurait subi le même sort que Gaza, rejetant ainsi tout compromis concernant les réductions d'arsenal militaire dans les négociations.
L'Iran refuse toujours les inspections de l'AIEA
Dans une récente visite à Oman, les négociateurs iraniens, dirigés par le président du Parlement, ont affirmé leur souveraineté sur le détroit d'Ormuz. Le duo Oman-Iran souligne « les coûts » de gestion de cette voie stratégique maritime.
En parallèle, Trump a évoqué des échanges potentiels avec Téhéran, suggérant que l'Iran avait « pleinement accepté » des inspections de ses sites nucléaires. Ce point est cependant contradicted par le refus manifeste de l'Iran d'accueillir des inspections de l'AIEA.
Pressé par les conséquences économiques de la guerre, Washington a récemment annoncé une série de concessions, notamment la levée des sanctions sur le pétrole iranien jusqu'au 21 août. Cela a suscité des débats au sein du gouvernement, certains voyant dans cette stratégie une nécessité, alors que d'autres craignent qu'elle ne soit perçue comme une capitulation.
Les répercussions politiques de cette guerre illégale sont ressenties au sein du pays, alors que les opinions divergent dans l'électorat américain. Les experts s'accordent à dire qu'une résolution pacifique est impérative pour rétablir un équilibre dans cette région volatile.







