Une enquête a été lancée ce vendredi à Paris pour des allégations de tortures et de crimes de guerre. Cette initiative survient après un signalement du gouvernement français concernant le traitement infligé à des Français participants à la flottille pour Gaza par les autorités israéliennes, a déclaré le Parquet national antiterroriste (Pnat).
Selon les précisions fournies par le Pnat, cette enquête préliminaire a été confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, et les infractions incluent des tortures au sens de la convention de New York de 1984 ainsi que des crimes de guerre.
Trente-sept Français concernés
Mi-mai, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a suscité une onde de choc en publiant une vidéo controversée montrant des membres d'une nouvelle flottille pour Gaza soumis, les mains liées, après leur arrestation en mer.
Les forces israéliennes ont intercepté cette flottille à proximité de Chypre, capturant environ cinquante navires et forçant les 430 membres d’équipage à se rendre en Israël. Selon l'organisation israélienne de défense des droits humains Adalah, qui représente les militants, ceux-ci ont été détenus à la prison de Ktziot, au sud du pays. Parmi eux, 37 ressortissants français, qui, selon les autorités israéliennes, ont tous été expulsés depuis.
Ces événements font l'objet d'un suivi attentif par les organisations de droits de l'homme, lesquelles s'inquiètent des conditions de détention et des méthodes employées par les autorités israéliennes. Les témoignages de ceux qui ont été rapatriés révèlent des pratiques troublantes qui pourraient constituer des violations notables des droits de l'homme.
Lire aussi







