À moins d'un an de l'élection présidentielle, la lutte pour le leadership au sein du bloc central prend de l'ampleur. Le dernier sondage Elabe, réalisé pour Les Échos, révèle que Gabriel Attal a fortement réduit l'écart avec Édouard Philippe, figure emblématique de ce courant politique.
Depuis son officialisation en campagne le 22 mai, Gabriel Attal, à la tête de Renaissance, bénéficie d'une hausse de 4 points de sa cote de popularité, atteignant ainsi 32 % d'opinions favorables. Ce dynamisme se traduit par une quasi-égalité avec Édouard Philippe, qui enregistre une légère progression de 33 %, n'affichant qu'un point d'avance.
Un fauteuil pour deux
Pour l'analyste politique Bernard Sananès, « Gabriel Attal a plutôt réussi son entrée en campagne ». Malgré cela, Philippe garde un avantage important dans les intentions de vote, avec un léger recul par rapport à sa domination précédente. Son réseau et le soutien de personnalités telles que Nathalie Kosciusko-Morizet renforcent sa position.
« Édouard Philippe a toujours une légère avance, mais personne ne peut affirmer que le match est gagné pour lui », déclare Sananès. Les deux hommes attirent des électorats similaires, montrant peu de différences en termes d'âge ou de classe sociale. Pourtant, Attal semble en retrait chez certains segments, avec 23 % d’opinions favorables parmi les partisans de gauche, contre 32 % pour Philippe.
Lors d'un récents déplacements à Bourg-en-Bresse, Attal a évoqué la possibilité d'une primaire pour départager les candidats du centre, avertissant du risque d'un second tour entre le Rassemblement National et La France Insoumise. « Franck Riester fera des propositions pour ce rassemblement, incluant un calendrier de primaire si nécessaire », a-t-il précisé.
Philippe, quant à lui, semble moins enthousiaste. Sur France 5, il a déclaré : « Je ne suis pas contre le principe, mais dans le contexte politique actuel, il n’y a pas de place pour cela ». Avec cette dynamique, le duel entre Attal et Philippe pourrait bien redéfinir les contours de la scène politique française à l'approche de l'élection présidentielle de 2027.







