En accueillant Peter Magyar à l'Élysée, Emmanuel Macron a souligné un tournant majeur pour la Hongrie et pour l'ensemble du continent européen. Lors de leur rencontre, Macron a salué le choix du peuple hongrois, affirmant que «votre élection a témoigné de l'attachement fort du peuple hongrois aux valeurs de l'Union européenne».
Peter Magyar arrive au pouvoir après avoir remporté les élections législatives en avril, défiant ainsi l'ancienne administration de Viktor Orban, qui avait souvent freiné l'avancée des dossiers importants au sein de l'UE, notamment sur le soutien à l'Ukraine. Le nouveau premier ministre a déclaré : «Les Hongrois sentent le vent de printemps et je suis ravi que l'Europe le ressente également».
En vue de la fête nationale française du 14-Juillet, Macron souhaite donner un accent européen à l'événement. En ce sens, il a invité plusieurs dirigeants, cherchant à renforcer les liens avec les pays membres de la «coalition des volontaires» qui s'engagent à soutenir la sécurité de l'Ukraine. La présence de Magyar serait d'autant plus significative compte tenu des positions de son prédécesseur sur cette question.
Après leur rencontre, Magyar a exprimé son enthousiasme pour revenir à Paris à l'occasion de la fête nationale, tandis que Macron envisage de finaliser «un nouveau partenariat stratégique avant la fin de l'année», dans le but de renforcer la coopération dans divers domaines, notamment la défense et la lutte contre la désinformation.
Magyar a également partagé son désir d'améliorer la coopération entre la France, l'Allemagne et le groupe de Visegrad, exprimant l'espoir d'unir davantage ces nations. «Nous voulons insuffler une nouvelle vie dans cette coopération», a-t-il déclaré.
Tout en s'engageant à devenir des «partenaires constructifs» en Europe, il a promis de favoriser l'État de droit et d'agir contre la corruption pour attirer davantage d'investissements en Hongrie. En réponse à cet engagement, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a dévoilé une aide de plus de 16 milliards d'euros pour la Hongrie, initialement gelée sous Orban, liée à l'adoption des réformes souhaitées par le nouveau gouvernement.







