Tedros Adhanom Ghebreyesus, à la tête de l'oms, a mis en garde contre les conséquences désastreuses des conflits armés sur les efforts de contrôle de l'épidémie d'Ebola pendant une déclaration faite ce mercredi. Il appelle à un accès humanitaire vital qui pourrait freiner la propagation de la maladie.
La RDC face à un choc redoutable entre maladie et conflit
Dans ses récentes communications sur les réseaux sociaux, le directeur a décrit la situation en RDC, particulièrement dans la province de l'Ituri, comme un "choc catastrophique" entre les ravages de la maladie et les combats incessants. "Nous exhortons toutes les parties à établir un cessez-le-feu immédiat pour permettre un accès sécurisé aux équipes médicales", a-t-il insisté.
Les provinces orientales, isolées et en proie aux violences, ont été particulièrement touchées par le virus Bundibugyo, dont l'épidémie a été déclarée le 15 mai. Selon les informations rapportées par France24, le taux de létalité de ce virus peut atteindre 50 % et il n’existe actuellement aucun traitement efficace ni vaccin dédié.
L'impact des conflits sur les efforts de l'oms
Les bilans officiels montrent plus de 900 cas suspects et 220 décès potentiels jusqu'au douzième jour de l'épidémie. Cependant, le véritable périmètre de la catastrophe semble largement sous-estimé, selon les autorités sanitaires qui craignent que la situation se dégrade rapidement.
Le directeur général de l'oms prévoit de se rendre à Bunia, la capitale de l'Ituri, pour évaluer l'ampleur de la situation. Il a décrit comment les affrontements en cours provoquent un déplacement massif de la population, rendant difficile la surveillance des cas et l'isolement des malades.
"Il est impossible de restaurer la confiance dans les communautés ou de maintenir un suivi adéquat alors que les combats font rage", a ajouté M. Tedros. Les travailleurs de la santé, en première ligne, font face à des dangers extrêmes, ce qui complique davantage la lutte contre cette épidémie.
Avec le soutien de l'oms, les efforts humanitaires pourraient être facilitée, mais seulement si la paix revient dans ces régions troublées. En conclusion, un accès humanitaire sans entrave est la clé pour contrôler cette crise sanitaire dévastatrice.







