Mercredi dernier, Donald Trump a déclaré être "insatisfait" des propositions de l'Iran en vue d'un accord de paix, tout en restant vague quant aux négociations. "L'Iran veut vraiment conclure un accord. Ils n'y sont pas encore. Nous ne sommes pas satisfaits, mais nous finirons par l'être. Sinon, nous devrons simplement finir le travail", a ajouté Trump lors d'un conseil des ministres à la Maison Blanche.
De son côté, Téhéran a jugé peu probable une reprise des hostilités malgré les récentes frappes américaines, selon des sources sur le terrain. Ce regain d'optimisme a également eu un effet sur les marchés, où les prix du pétrole ont plongé.
Le détroit d'Ormuz, un enjeu stratégique
Trump a réaffirmé que le contexte des élections législatives de l'automne n'influe pas sur sa stratégie concernant ce conflit. Le président a souligné l’impact de la situation sur le coût de la vie des Américains. "Ils (les Iraniens) pensaient pouvoir gagner du temps. Je me fiche des midterms", a-t-il précisé.
"Ce sont des eaux internationales. Nous surveillons la situation, mais personne ne le contrôlera", a-t-il déclaré au sujet du détroit d'Ormuz, un axe vital pour le commerce international.
Trump a également exprimé son souhait de relier un éventuel accord avec l'Iran à un élargissement des "accords d'Abraham", un processus qu'il a initié durant son premier mandat et qui a vu plusieurs pays arabes reconnaître Israël. À propos de pays comme l'Arabie saoudite et le Qatar, il a affirmé: "Je pense qu'ils nous le doivent. S'ils ne signent pas, je ne suis pas certain que nous devrions signer l'accord".
Les commentaires de Trump ont été accueillis avec scepticisme par plusieurs analystes, qui jugent improbable une extension des accords économiques, commerciaux et sécuritaires. Selon Le Monde, les tensions géopolitiques et les intérêts nationaux complexes rendent la situation encore plus délicate.







