Mercredi, l'Iran a jugé peu probable une reprise des hostilités avec les États-Unis, malgré les inquiétudes constantes soulevées par l'administration Trump.
Le président américain a clairement exprimé sa volonté de parvenir à un accord, mais a également souligné que cela nécessitait des efforts supplémentaires. Il a déclaré : "Nous ne sommes pas encore satisfaits mais nous finirons par l'être. Sinon, nous devrons prendre des mesures." Ses récents commentaires ont suscité la confusion, notamment lorsque Trump a menacé de "pulvériser" Oman, un allié stratégique, en référence à un potentiel contrôle du détroit d'Ormuz.
La Maison Blanche n'a pas immédiatement clarifié ces propos, ce qui a alimenté les spéculations sur d'éventuelles confusions entre les alliés régionaux. Depuis le 8 avril, les hostilités ont considérablement diminué après des frappes israélo-américaines ayant causé des pertes humaines tragiques, mais les négociations restent compliquées, surtout avec l'Iran bloquant l'accès au détroit, affectant ainsi les prix du pétrole mondial.
Les prix du West Texas Intermediate (WTI) ont légèrement augmenté jeudi, mais demeurent en dessous de la barre symbolique des cent dollars le baril, provoquant des remous sur le marché international.
Après une coupure d'internet de près de trois mois, les connexions commencent à revenir en Iran, bien que de nombreux services demeurent filtrés. Les Iraniens témoignent d'un sentiment d'incertitude, s'interrogeant quotidiennement sur la possibilité de frappes nocturnes, comme l'explique Amir, un jeune développeur de Téhéran.
Les Gardiens de la Révolution ont évalué la probabilité d'un retour à la guerre comme "faible" en raison de ce qu'ils décrivent comme la "faiblesse de l'ennemi", mais ont ajouté que leurs forces restent en état d'alerte. Parallèlement, Téhéran a accusé Washington d'avoir violé un cessez-le-feu en annonçant des frappes visant des sites de lancement de missiles dans le pays.
Les discussions se poursuivent autour d'un accord-cadre en 14 points qui pourrait inclure la cessation des hostilités, y compris au Liban, malgré les violences persistantes. Téhéran souhaite que les États-Unis lèvent le blocus de ses ports en contrepartie d'une normalisation du trafic dans le détroit d'Ormuz, vital pour la circulation des ressources énergétiques mondiales.
Des experts soulignent que le déblocage de 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens à l'étranger pourrait servir de point de départ crucial dans ces négociations. Pourtant, les États-Unis demeurent fermes sur la nécessité d'une destruction totale des stocks d'uranium hautement enrichi de l'Iran, tandis que ce dernier affirme ne pas poursuivre d'objectifs nucléaires militaires.
Au Liban, les tensions demeurent, avec l'armée israélienne considérant comme "zone de combat" toute la région au sud du fleuve Zahrani. Cette escalade a déjà coûté la vie à des milliers de personnes depuis mars, alors que les frappes israéliennes continuent de faire des victimes, exacerbant une crise humanitaire déjà alarmante.







