L’Iran a exploité un réseau d'approvisionnement émirati pour obtenir de la technologie militaire chinoise, notamment des satellites, en fin d'année dernière.
Selon une investigation révélatrice du Financial Times, les Gardiens de la révolution iraniens ont utilisé diverses sociétés écran basées aux Émirats arabes unis pour acquérir un équipement satellitaire sophistiqué lié à leur programme de drones.
Ce matériel, transporté à travers des sociétés d'importation-écran et utilisé lors des représailles de l'Iran face à l'offensive menée par les États-Unis et Israël, témoigne des stratagèmes complexes déployés par Téhéran.
Les États-Unis à l’affût
L’enquête du Financial Times, fondée sur la fuite de documents commerciaux, met en lumière le rôle clé de l'entreprise Telesun. Située à Ras al-Khaïmah, cette entreprise aurait orchestré le transport de 1,8 tonne d'équipements satellitaires provenant de Shanghai vers l'Iran.
Pour masquer cette opération, le navire iranien utilisé durant la dernière phase de livraison, en novembre, aurait diffusé de fausses informations de navigation afin de dissimuler sa destination réellement choisie par les Gardiens de la révolution.
Cela ne constitue pas la première accusation portée contre la Chine, soupçonnée de soutenir discrètement les ambitions militaires iraniennes. Ce mois-ci encore, les États-Unis ont sanctionné l'entreprise The Earth Eye pour des comportements similaires.
« Washington poursuivra ses actions pour tenir responsables les entités chinoises soutenant l'Iran », a réaffirmé le Département d'État américain. « Toute attaque contre nos forces et nos alliés ne restera pas sans réponse », a-t-il ajouté, soulignant la détermination de l'administration face à cette situation.







