La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a annoncé lundi que ce budget d'urgence vise à soutenir les foyers touchés par l'augmentation des coûts des biens de consommation, exacerbée par la crise en Iran. Cette mesure intervient à un moment où les prix de l'énergie connaissent une hausse significative.
Takaichi a précisé que cette enveloppe serait destinée à compenser la flambée des prix de l'essence, de l'électricité et du gaz, indiquant que "la situation au Moyen-Orient demeure instable". La Première ministre a souligné l'importance d'une réponse financière adéquate face à ces défis, ajoutant : "Nous voulons nous assurer d'être financièrement préparés pour minimiser les risques liés à cette crise".
Ce budget complémentaire serait financé via l'émission de nouvelles obligations de dette. Takaichi a également rassuré sur le fait que cette initiative pourrait être mise en œuvre sans perturber le marché obligataire, alors que les taux souverains ont enregistré une hausse récente.
Sécuriser l'approvisionnement face à la crise
Plus tôt ce mois-ci, Calbee, un grand fabricant de chips, a modifié l'emballage de ses produits en réponse à une pénurie d'encre causée par le contexte géopolitique. Cependant, Takaichi a assuré que le gouvernement prévoit d'assurer un approvisionnement en pétrole suffisant jusqu'au printemps prochain, avec des alternatives au naphta retrouvant plus de 80 % de leur capacité d'avant crise.
La Banque du Japon, dans ses récentes projections, a également relevé ses prévisions d'inflation en raison de l'escalade des prix du pétrole suite à la guerre en Iran. Les experts estiment que cette situation pourrait engendrer des hausses de prix généralisées sur les biens et services.
Alors que le Japon navigue ces eaux incertaines, les mesures mises en place visent à protéger les citoyens et à stabiliser l'économie, dans un contexte international de plus en plus volatile.







