Depuis trois semaines, des agriculteurs, ouvriers et mineurs intensifient leur pression sur Rodrigo Paz, en place depuis à peine six mois. Les manifestations, qui mobilisent des milliers de personnes dans les rues de La Paz, mettent en lumière un profond mécontentement populaire.
Le ministre des Affaires étrangères bolivien a affirmé que ces manifestations dépassent les "limites d'une protestation sociale et politique légitime". Selon lui, des groupes organisés œuvrent à créer une instabilité institutionnelle. Il a déclaré que ces actions visaient à affaiblir le gouvernement en place et commenté ce phénomène devant le Conseil permanent de l'Organisation des États américains (OEA).
Les États-Unis évoquent un risque de coup d'État en Bolivie
En pleine tourmente, le gouvernement accuse l'ancien président Evo Morales, actuellement en fuite et recherché pour des accusations graves, de manœuvrer dans l'ombre pour orchestrer les manifestations. Malgré la gravité de la situation, de nombreux commentateurs, comme l'expert en politique bolivienne Carlos Peralta, soutiennent que ces manifestations témoignent d'une société civile de plus en plus mobilisée.
Le secrétaire d'État adjoint américain, Christopher Landau, a souligné mardi dernier que le président Paz, désormais considéré comme un nouvel allié face à la croissance des régimes de gauche en Amérique latine, s'expose à un véritable "coup d'État". D'autres experts, tels que Mariana Cárdenas, analyste politique, indiquent que la situation pourrait aller en s'aggravant, alors que les barrages routiers imposés par les manifestants se multiplient à travers le pays, plombant une économie déjà fragile.







