La tournée de Patrick Bruel, intitulée "Alors regarde 35", se heurte à une vague de contestation. À la suite de l'annulation de concerts au Québec, plusieurs maires en France réclament au chanteur de renoncer à sa tournée. Bruel est actuellement visé par quatre enquêtes pour viol en France, ainsi qu'une enquête judiciaire en Belgique pour agression sexuelle.
Bien qu'aucun concert en France n'ait encore été annulé, des élus locaux de grandes villes comme Paris, Marseille et Brest ont été interpellés par des collectifs féministes, incitant à prendre des mesures concernant les représentations publiques de l'artiste. Par exemple, le collectif "Je suis féministe Nancy" a demandé à la Métropole du Grand Nancy d'annuler le concert prévu au Zénith en octobre. Le maire socialiste de Nancy, Mathieu Klein, a exprimé son souhait de voir les organisateurs faire preuve de "clairvoyance".
"La présomption d’innocence doit être respectée, mais il est également crucial de donner la parole aux victimes de violences sexuelles", a déclaré Klein. Pour lui, continuer à organiser des concerts pendant que des enquêtes sont en cours serait incompatible avec le respect des procédures judiciaires.
Les maires de Paris, Marseille et Brest sur la même ligne
Les maires des grandes villes françaises partagent cette préoccupation. Par exemple, Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a déclaré, lors d'une interview sur France 2, que même si la présomption d’innocence est un principe fondamental, "pour la sérénité de sa défense, il devrait mettre sa carrière entre parenthèses le temps que la justice soit rendue". Cette position met en lumière la tension croissante autour de la carrière de l’artiste, alors que la société française est de plus en plus consciente des questions de violence sexuelle et de responsabilité.







