Une vidéo mise en ligne par un ministre israélien crée un véritable tollé en Europe. Dans cette séquence, des militants de la flottille pour Gaza sont filmés agenouillés, les mains menottées. Le Quai d’Orsay n’a pas tardé à dénoncer ce que certains qualifient de "vidéo honteuse" et même Benjamin Netanyahou a exprimé sa désapprobation envers son ministre.
Les activistes pro-palestiniens, présents sur l'un des cinquante bateaux qui tentaient de briser le blocus israélien depuis la Turquie, ont été interceptés par la marine israélienne. Itamar Ben Gvir, le ministre israélien de la sécurité nationale, a salué ces personnes avec ironie : "Bienvenue en Israël !" En parade, il a déclaré devant les caméras : "Ils sont moins héroïques maintenant. Ce sont des soutiens du terrorisme. Je dis au Premier ministre, laisse-moi les garder".
Cette démonstration de force, jugée humiliantes par de nombreux observateurs, n’a pas été du goût de tout le monde, y compris dans les rangs du gouvernement israélien. "Le traitement réservé par Ben Gvir aux activistes ne reflète pas les valeurs et la décence d’Israël", a réagi le Premier ministre Netanyahou, cherchant à mettre un terme à la polémique.
37 Français à bord
Les quelque 430 militants, dont 37 Français, ont été embarqués par les autorités israéliennes, accusées par Florence Heskia, coordinatrice de Waves of Freedom, de "violer le droit international". Les activistes, considérés comme des soutiens du Hamas par l'État hébreu, vont être expulsés. Néanmoins, la manière dont ils sont traités a choqué des voix, allant de Madrid à Rome, et, bien sûr, à Paris.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné le comportement du ministre israélien et a convoqué l'ambassadeur d'Israël pour obtenir des explications. D'autres pays européens, prenant exemple sur la France, ont prévu de faire de même.







