Dix-sept nationaux américains étaient parmi les évacués du navire MH Hondius, qui a fait escale à Tenerife. Ce lundi, un passager a confirmé un résultat positif au hantavirus, tandis qu'un second manifestait des symptômes.
Les autorités sanitaires américaines ont déclaré qu’il s’agissait de la première détection de hantavirus sur le sol américain. Ce passager fait partie des 17 touristes rapatriés d’un bateau de croisière, comme l’a indiqué le ministère de la Santé sur le réseau social X.
« Un individu a révélé des symptômes bénins et un autre a été testé positivement pour le virus des Andes via une méthode PCR », précise le rapport officiel. Par mesure de sécurité, les deux voyageurs sont placés dans des compartiments de confinement lors de leur retour.
Évacuation en cours et protocoles de sécurité
Ces passagers, en provenance des Canaries, seront transférés vers un centre médicalisé à Omaha, dans le Nebraska. À leur arrivée, une évaluation clinique sera effectuée pour diagnostiquer leurs conditions sanitaires spécifiques.
Précédemment, près d'une centaine de passagers et membres d'équipage avaient déjà été débarqués des installations du MV Hondius. Les opérations d’évacuation ont été accélérées et devraient se conclure ce lundi, avant que le navire ne quitte la région pour les Pays-Bas.
La variante de hantavirus concernée, l'hantavirus Andes, est particulièrement préoccupante. Elle est connue pour sa capacité à se transmettre d'un individu à un autre, avec un délai d'incubation allant jusqu’à six semaines. Selon le Dr. Antoine Flahault, épidémiologiste, cette souche pourrait poser des complications comparables à celles observées avec d'autres maladies virales graves.







