Le MV Hondius, actuellement en mer près des Canaries, fait face à une alerte liée à un foyer d'hantavirus. Bien que certains fassent le parallèle avec les débuts de la pandémie de Covid-19, le professeur Bruno Mégarbane, éminent spécialiste de la réanimation à l'hôpital Lariboisière à Paris, tempère les inquiétudes concernant la contagiosité de ce virus.
La ministre espagnole de la Santé a annoncé que le navire ne procédera pas à un accostage pour des raisons de sécurité. Les passagers seront evacués par navires aux alentours et transférés avec des équipements de protection. Cette procédure vise à minimiser tout risque de propagation, surtout après qu'un troisième passager britannique a été identifié avec un cas suspect d'hantavirus, rapportée par l'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA).
Le professeur Mégarbane souligne l'importance de la vigilance. "La période d'incubation pour l'hantavirus peut atteindre six semaines, mais la plupart des cas se manifestent en moyenne en quinze jours," indique-t-il. Il précise également que ce virus, bien que potentiellement grave, ne présente pas le même niveau de contagiosité que le Covid-19.
Des experts sanitaires, comme ceux de l'Institut Pasteur, affirment que des mesures préventives rigoureuses sont en place pour assurer la sécurité des passagers. La situation actuelle du MV Hondius rappelle l'importance d'une réponse rapide et coordonnée face aux infections virales émergentes.
Cette alerte souligne également la nécessité d'une éducation continue sur les virus zoonotiques, qui peuvent parfois causer des infections importantes. Selon des spécialistes, une vigilance accrue est essentielle pour freiner toute propagation.







