Ce vendredi, le tribunal administratif de Paris a validé l'interdiction de la manifestation prévue samedi par le Comité du 9-Mai, un groupe classé à l'ultradroite, ainsi que celle de la contre-manifestation antifasciste. Cette décision a été motivée par des craintes de débordements et de violences potentiels.
La préfecture de police de Paris, qui avait pris cette décision dès mardi, a souligné dans son communiqué un contexte politique actuel « très polarisé » et la possibilité d'« actions violentes ». Ces inquiétudes sont renforcées par des incidents passés, notamment des saluts nazis observés l'année dernière lors des manifestations du même groupe.
Un passé troublant et des motifs alarmants
Pour étayer sa position, un arrêté de la préfecture rappelait la mort récente de Quentin Deranque, militant d'extrême droite, et le climat tendu lors des rassemblements précédents. En 2025, plusieurs saluts nazis avaient été aperçus dans le cortège du Comité, ce qui a conduit à des interdictions similaires.
En effet, l'an dernier, bien que la préfecture ait initialement interdit la manifestation, le tribunal administratif avait suspendu cette décision, permettant ainsi à un millier de militants de défiler masqués et arborant des symboles néonazis dans les rues de Paris. Cette année, les mesures de sécurité sont renforcées pour éviter de répéter ce type d'incidents.
Il est aussi utile de noter que, malgré l'interdiction des manifestations du Comité du 9-Mai et des antifas, le tribunal administratif a annulé l'interdiction d'un « village contre l'extrême droite » prévu ce vendredi à Paris, place du Panthéon. Cet événement souligne les tensions et les débats entourant les rassemblements politiques dans la capitale.
Le Comité du 9-Mai a pour tradition de commémorer l'anniversaire de la mort de Sébastien Deyzieu, un militant d'extrême droite décédé en 1994 après avoir chuté d'un toit lors d'une intervention policière. Les motivations de ces manifestations sont souvent critiquées par les défenseurs des droits de l'homme et des experts, qui mettent en garde contre la montée de l'extrême droite en France.







