Les autorités japonaises ont annoncé la première attaque mortelle d'ours de l'année 2026, marquée par un bilan déjà tragique d'attaques similaires antérieures. Le 21 avril dernier, une femme de 55 ans a perdu la vie dans le département d'Iwate, au nord du pays, comme l'a confirmé un représentant du ministère de l'Environnement.
En parallèle, les forces de l'ordre investiguent sur deux autres décès suspects potentiellement causés par des ours. Un corps a été trouvé jeudi dernier dans Iwate, tandis qu'un second a été découvert mardi dans une forêt du département de Yamagata, plus au sud.
Le corps d'une sexagénaire retrouvé avec des blessures à la tête
Concernant une des enquêtes, les rapports indiquent que Chiyoko Kumagai, une femme de 69 ans disparue lors d'une cueillette de plantes sauvages, a été retrouvée avec des blessures apparentes au visage et à la tête, possiblement infligées par un animal. Les autorités locales ont engagé des chasseurs pour surveiller la région où son véhicule avait été stationné, comme le rapporte la chaîne publique NHK.
Un contexte inquiétant : 13 morts en 2025
En 2025, le Japon a enregistré un nombre record d'attaques d'ours, avec 13 personnes tuées et plus de 200 blessées. Ces incidents ont provoqué une alarmante montée des signalements dans des zones urbaines, y compris près des écoles et des commerces, suscitant une inquiétude croissante parmi les habitants des régions touchées.
Pour faire face à cette situation, l'armée a été mobilisée dans les départements les plus concernés, aux côtés des forces de police chargées de gérer ces animaux potentiellement dangereux. Chaque année, des milliers d'ours sont tués au Japon, un indicateur alarmant de la tension entre les espèces et l'homme.
Des ours en quête de nourriture
Les experts attribuent cette augmentation d'attaques à une pénurie de nourriture, notamment de glands, qui pousse les ours à s'aventurer en milieu urbain. La dépopulation rurale, qui brouille la distinction entre la nature et les zones habitées, joue également un rôle dans ce phénomène, selon les recherches menées par des spécialistes de la faune.
Les ours bruns, exclusivement présents sur l'île de Hokkaido, ont vu leur population doubler en trois décennies, atteignant plus de 11 500 individus en 2023. En revanche, les ours noirs, présents sur l'île de Honshu et notamment dans les départements d'Iwate et de Yamagata, continuent également d'augmenter.
Il reste à voir comment les autorités japonaises répondront à cette menace croissante et quelles mesures seront prises pour assurer la sécurité des habitants tout en préservant la vie sauvage.







