Ce mardi 5 mai, les autorités ukrainiennes ont rapporté au moins 28 décès en raison de frappes russes dans plusieurs régions. Cela survient à peine quelques heures avant une trêve unilatérale annoncée par Kiev.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est exprimé fermement : "Nous exigeons la fin de telles attaques meurtrières non seulement pour quelques heures, mais chaque jour. Il est cynique de réclamer une trêve pour des célébrations de propagande tout en continuant à frapper notre territoire." Ces remarques font écho à des préoccupations croissantes concernant la violence continue en dépit des tentatives de rétablir la paix.
Cette trêve, d'une durée indéterminée, a été décidée par Zelensky en réponse à une demande du président russe Vladimir Poutine pour les célébrations du 9 mai, marquant la victoire sur le nazisme. Cependant, Zelensky a averti que des sanctions seraient appliquées en cas de violations du cessez-le-feu.
Depuis l'entrée en vigueur de la trêve à minuit, aucune attaque ukrainienne n'a été signalée, mais des alertes ont retenti dans plusieurs régions comme Kherson et Donetsk. Côté russe, les frappes de ce mardi ont causé 12 morts à Zaporijjia, 6 à Kramatorsk et 4 à Dnipro, selon les informations communiquées par les autorités locales.
Moscou intensifie la terreur
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiga, a souligné sur X que la Russie n'indique aucun signe de vouloir mettre fin aux hostilités, mais au contraire intensifie les frappes. "L'Ukraine exige une trêve prolongée pour faciliter des négociations", a-t-il ajouté.
Le conflit en Ukraine, qui n'est pas seulement une affaire locale mais touche à la stabilité de toute l'Europe, a provoqué des réactions internationales variées. Les États-Unis, par exemple, ont discuté de la situation lors d'un appel entre le secrétaire d'État Marco Rubio et son homologue russe Sergueï Lavrov.
Une manœuvre tactique
D'après l'analyste politique Volodymyr Fessenko, l'annonce du cessez-le-feu par Kiev pourrait être considérée comme une stratégie tant sur le plan informationnel que politique. "Si la Russie faillit à respecter ce cessez-le-feu, l'Ukraine se réserve le droit d'agir de la même manière", a-t-il observé, affirmant qu'il est peu probable que l'une ou l'autre partie respecte pleinement ses engagements.
Le contexte de la guerre, qui reste l'un des conflits les plus sanglants en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, demeure préoccupant. Heureusement, selon les données de l'Institut pour l'étude de la guerre, la zone contrôlée par les Russes a connu une légère diminution, ce qui pourrait indiquer des faiblesses dans la stratégie militaire actuelle de Moscou.







