À l'approche de la séance de mercredi, la Bourse de Paris ainsi que les autres places financières européennes se préparent à un rebond, emboîtant le pas à l'optimisme affiché par les marchés asiatiques, en raison des nouveaux espoirs de détente au Moyen-Orient.
Les perspectives sont favorables : Paris pourrait enregistrer une hausse de près de 1% (+0,96%), selon les prévisions des contrats à terme. Francfort (+0,92%), Londres (+1,12%) et Milan (+0,88%) s'inscrivent également dans cette dynamique.
La veille, la Bourse de Paris avait déjà marqué une hausse significative de 1,08%, affichant 8.062,31 points au terme de la séance.
Les marchés surveillent attentivement les déclarations du président américain. Donald Trump a récemment interrompu son "Projet Liberté", qui visait à escorter des navires dans le détroit d'Ormuz, pour examiner les possibilités d'un accord avec l'Iran. Cette annonce a provoqué une chute des cours du pétrole, un facteur clé pour les marchés et une source de préoccupations inflationnistes.
Ce matin à 08H15, le pétrole Brent, référence du brut en Europe, reculait de 2,15%, s'établissant à 107,51 dollars le baril. Quant au WTI américain, il a chuté de 3,33%, redescendant sous la barre des 100 dollars (99,89).
L'optimisme de Wall Street, qui a battu des records à la clôture mardi, pourrait également stimuler les Bourses européennes.
En Asie, le marché coréen a connu une forte progression, le Kospi grimpant de 6,68%, surtout porté par les valeurs technologiques.
Selon John Plassard, analyste chez Cité Gestion Private Bank, "la légère détente des prix de l'énergie permet aux investisseurs d'assumer davantage de risques, malgré la complexité persistante de la situation géopolitique, marquée par des frappes ciblées et des messages ambivalents sur le maintien d'un fragile cessez-le-feu."
D'un point de vue sectoriel, les technologies dominent à nouveau, avec des entreprises comme Intel et Amazon profitant d'initiatives stratégiques, soulignant l'importance croissante de l'IA lorsque les tensions géopolitiques s'apaisent.
À Paris, cette dynamique se reflète dans la solide performance de STMicroelectronics, un fabricant de semi-conducteurs qui a enregistré une progression de 3,82% mardi, atteignant 48,80 euros par action pour une capitalisation totale de 44,47 milliards d'euros, bien que cette valorisation reste éloignée des poids lourds de la Silicon Valley.
Autre acteur à suivre, Veolia, dont le chiffre d'affaires a légèrement progressé de 1% au premier trimestre 2026, malgré les turbulences liées à la guerre au Moyen-Orient.
Enfin, Total, en proie à des controverses politiques sur ses bénéfices excessifs, pourrait voir son action subir une baisse en raison des fluctuations des prix du pétrole sur le marché des contrats à terme.







