Refusant une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann, ce 6 mai, a déclaré qu'il était "bien trop tôt pour se déclarer candidat". Il assure que la gauche saura désigner "le meilleur candidat".
"Il est encore tôt pour se lancer officiellement. Je suis préoccupé par le fait que la ligne politique que je défends soit capable de gagner", a-t-il expliqué sur France 2, ajoutant qu'il se place parmi les candidats potentiels de centre-gauche. Dans les sondages, il est en bonne position.
Glucksmann a également soutenu l'initiative de rassemblement proposée par un groupe de trente élus de gauche et écologistes, incluant des figures telles que Boris Vallaud et Yannick Jadot.
Dans ce cadre, il affirme : "Nous devrions d'abord nous entendre sur l'essentiel, constituer une équipe puis désigner le candidat ou la candidate qui est le mieux placé(e). Nous seront suffisamment mûrs pour n'en sélectionner qu'un(e) à la fin".
Éviter l'exclusion : "la malédiction de la gauche"
L'eurodéputé a réaffirmé son désaccord avec l'idée d'organiser une primaire à gauche, une proposition récemment défendue par plusieurs figures comme Clémentine Autain et François Ruffin lors d'un meeting à Paris. "La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche", a-t-il souligné. Alors que la gauche se concentrerait sur une primaire, il estime que "Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella s'adressent directement aux Français".
Il a qualifié de "normal" la candidature de Mélenchon, reconnaissant qu'ils représentent deux visions distinctes. "Il est logique d’avoir deux options politiques qui se confrontent quand il y a des perspectives divergentes", a-t-il conclu.







