Environ 175 militants de la flottille pour Gaza ont été interceptés par l'armée israélienne alors qu'ils se dirigeaient vers des eaux internationales au large de la Grèce, selon des déclarations du ministère israélien des Affaires étrangères et des organisateurs de la flottille.
« Environ 175 militants venant de plus de 20 navires de la flottille pacifique font actuellement route vers Israël », a précisé le ministère sur le réseau X, joint à une vidéo montrant des militants à bord des navires.
Une violation du droit international
Les organisateurs de cette flottille de soutien aux Palestiniens, qui visent à briser le blocus israelien de la bande de Gaza, avaient signalé récemment que leurs bateaux étaient surveillés de près par la marine israélienne alors qu'ils se trouvaient près de la Crète. Dans un communiqué, la flottille « Global Sumud » a déclaré qu'à l'heure actuelle, au moins 22 des 58 bateaux avaient été saisis « en totale violation du droit international ».
Dans la nuit, les organisateurs de la flottille ont ajouté que leurs navires avaient été « illégalement encerclés » par des unités israéliennes, entraînant la perte de contact avec 11 d’entre eux. « Nos navires ont été abordés par des vedettes militaires se revendiquant d’Israël. Des lasers et des armes ont été pointés sur nous, et les participants ont été sommés de se regrouper à l'avant et de s'agenouiller », ont-ils rapporté sur X.
La présence française en vue
Cette flottille, qui comprend plus de 50 bateaux partis depuis Marseille en France, ainsi que d'autres ports européens, comptait des ressortissants français parmi les personnes arrêtées. Cela inclut la conseillère parisienne Raphaëlle Primet, selon le maire du XIème arrondissement, David Belliard.
Deux flottilles précédentes avaient été interceptées par la Marine israélienne, soulignant une répétition des tensions en cours depuis la dernière offensive militaire d'octobre. Les arrêts des membres d'équipage ayant tenté de contourner cette restriction étaient également considérés comme illégaux par les observateurs, y compris Amnesty International, entraînant des réactions internationales.
Depuis le cessez-le-feu de l'année passée, l'accès humanitaire dans la région demeure particulièrement complexe. Le 7 octobre a été marqué par une attaque ayant causé la mort d’un grand nombre de civils israéliens, tandis qu’environ 72 500 Palestiniens ont perdu la vie en raison des frappes militaires israéliennes, selon les données du ministère de la Santé à Gaza.
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