Dans un développement choc, sept anciens adeptes de l'Église Shincheonji en France ont déposé une plainte à Paris, décrivant des pratiques qu'ils qualifient de « dérives sectaires ». Ces accusations incluent violences physiques, harcèlement moral et un suivi obsessionnel via Telegram, transformant leur quotidien en véritable cauchemar.
La plainte, déposée récemment, illustre une emprise mentale qui persiste même après leur départ, avec des anciens membres rapportant vivre dans une anxiété continue. Shincheonji, fondée en 1984 par le pasteur Lee Man-hee, prétend avoir plus de 300.000 fidèles dans le monde, dont environ 1.000 en France.
Un avocat dénonce une campagne de dénigrement
Me Alexandre Couilliot, l'avocat représentant l'Église, rejette fermement les allegations, les qualifiant de déformation orchestrée par les médias. Cependant, Les avocats des plaignants, Mes Anne Desriaux et Baptiste Bellet, soulignent la gravité de la situation, évoquant manipulation et exploitation des membres.
Des témoignages accablants
Leurs déclarations varient entre abus physiques et psychologiques, un plaignant décrivant comment les membres sont contraints de croire que Lee Man-hee est l'incarnation de Jésus. Une autre témoin évoque des violences physiques justifiées par des « méthodes de correction ». En plus de cela, plusieurs cas de séquestration ont été rapportés, des membres étant retenus dans des appartements sous des contraintes psychologiques.
Les investissements financiers ne sont pas en reste, avec certaines victimes signalant des contributions pouvant atteindre jusqu'à 10 % de leurs revenus. Ce partage est présenté comme un « devoir spirituel », mais beaucoup le perçoivent comme une escroquerie.
Une hiérarchie opaque et coercitive
Les plaignants relatent que les stratégies de recrutement de l'Église se déroulent souvent dans la rue ou sur les réseaux sociaux, avec des recruteurs cachant leur affiliation. Une fois intégrés, les nouveaux membres sont soumis à un quotidien rigide, où la communication est principalement assurée via Telegram, permettant un contrôle constant sur leurs vies.
Dans son dernier rapport, la Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) mentionne plusieurs alertes concernant Shincheonji. Les préoccupations formulées soulignent un fonctionnement qui ne laisse guère de place à la contestation.
Les avocats des plaignants s'adressent désormais au public, cherchant à lancer un « signal d’alarme » sur la montée d’organisations aux pratiques jugées potentiellement destructrices. Ce cas souligne la nécessité de vigilance face aux manipulations et aux abus pouvant se produire dans les structures de ce type.







