Selon un rapport du Washington Post, le Pentagone aurait averti le Congrès américain que les efforts de déminage dans le détroit d'Ormuz pourraient s'étendre sur une période pouvant atteindre six mois. Cette annonce remet en lumière les préoccupations quant à une interruption prolongée du trafic maritime et les répercussions sur les marchés mondiaux de l'énergie.
Le Washington Post révèle que, d'après trois sources anonymes, plusieurs élus américains ont été prévenus que l'Iran aurait déployé au moins une vingtaine de mines dans le détroit et ses environs. Un responsable de la Défense a précisé que certaines mines auraient été placées à l'aide de la technologie GPS, rendant leur repérage plus difficile, tandis que d'autres auraient été dispersées par des petites embarcations iraniennes.
Démenti et inquiétudes
Cependant, un porte-parole du Pentagone a réfuté ces informations auprès de l'agence AFP, qualifiant les fuites de principalement fausses. Selon lui, cela traduit un « journalisme malhonnête » concernant les détails d’un briefing classé. Sean Parnell, expert en sécurité, a également souligné que la fermeture du détroit pendant six mois serait irréaliste et inacceptable.
Les experts s'inquiètent des conséquences économiques d'un tel déminage, car le détroit d'Ormuz est stratégique, représentant près de 20 % des échanges mondiaux de pétrole et de gaz liquéfié. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont alerté sur l'existence d'une “zone dangereuse” de 1.400 km², soit quatorze fois la superficie de Paris, où des mines pourraient être présentes.
Dans ce contexte global tendu, les implications d'un déminage prolongé soulignent non seulement des enjeux militaires mais également économiques majeurs, incitant les analystes à surveiller de près l'évolution de la situation.







