Le président américain exerce une pression continue sur Téhéran en quête d'un cessez-le-feu, tandis que l'Iran répond avec de vives menaces.
Le lundi 6 avril 2026, l'Iran a lancé une nouvelle offensive, visant Israël et les nations environnantes, promettant des représailles « dévastatrices » en réponse aux menaces incessantes proférées par Donald Trump. Le président américain a notamment déclaré sur sa plateforme Truth Social : « Ouvrez le Putain de Détroit, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! » Cette déclaration met en lumière les tensions croissantes alors que Trump menace d'attaquer des infrastructures en Iran.
Au 38e jour de cette guerre du Moyen-Orient, qui a causé des milliers de pertes humaines et perturbé l'économie mondiale, Téhéran a intensifié ses bombardements sur des cibles, notamment Israël, le Koweït et les Émirats. En réponse, l'armée israélienne a signalé de nouvelles frappes contre des installations iraniennes.
Au Liban, où le Hezbollah, un groupe pro-iranien, a renforcé ses attaques de roquettes contre Israël, le bombardement israélien a causé plusieurs pertes, notamment près d'hôpitaux à Beyrouth où au moins cinq personnes ont été tuées.
Des dégâts décuplés
À Téhéran, une université a été la cible d'une frappe, endommageant également une installation gazière, entraînant une pénurie de gaz dans la capitale, d'après la chaîne d'État Irib. Selon les médias iraniens, des quartiers résidentiels ont également été touchés, accentuant les accusations d'attaques ciblant des civils.
« Si les offensives ciblant des civils continuent, nos prochaines réponses seront beaucoup plus dévastatrices », a déclaré un porte-parole des forces armées iraniennes. « Les pertes et les dommages seront multipliés par dix », a-t-il averti.
Aucun signe de désescalade
Le conflit, allumé le 28 février, n'affiche aucune intention de se calmer, malgré les espoirs de Donald Trump qui reste optimiste quant à un potentiel accord avec Téhéran. Danny Citrinowicz, expert en sécurité et ancien analyste des services israéliens, a affirmé que « dans l'état actuel des choses, la perspective d'un accord est peu probable ».
Dans une démarche surprenante, Trump a prévu une conférence de presse à la Maison-Blanche, un format peu habituel pour lui, où il discutera de l'opération de sauvetage d'un pilote américain en Iran, qu'il a qualifié de « gravement blessé ».
Des pourparlers diplomatiques persistent, avec Oman tentant de rétablir un dialogue avec Téhéran, tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères a échangé avec ses homologues pakistanais et égyptiens, jouant un rôle de médiation.
Le baril à 110 dollars
Le président américain, affirmant avoir atteint ses objectifs militaires, menace désormais d'atteindre les infrastructures civiles en Iran. En retour, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a répondu : « Toute notre région sera incandescente en raison de l'obéissance aux ordres de Benyamin Netanyahou ».
Cette rhétorique belliqueuse suscite des inquiétudes parmi les investisseurs concernant le marché pétrolier, le prix du baril de Brent et de WTI flirtant avec le seuil symbolique de 110 dollars. Les préoccupations sur l'énergie se font ressentir mondialement, l'Égypte imposant des horaires de couvre-feu commercial suite aux hausses de prix.
Les tensions autour des prix de l'énergie demeurent, malgré une récente décision de la Russie et d'autres pays de l'OPEP + d'accroître leur production à partir de mai.
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