Ce mercredi 18 mars 2026, la chambre criminelle de la Cour de cassation à Paris va décider si Martine Compain, l'ex-femme de Dany Leprince, doit être mise en examen dans le cadre du quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué (Sarthe) commis en 1994. Initialement prévue pour janvier, cette audience a été reportée, suscitant l'intérêt général autour de cette affaire toujours aussi controversée.
Rappelons que Martine Compain avait été placée sous le statut de témoin assisté en avril 2024, suite à une démarche du père de Dany Leprince qui a omis de la nommer comme complice. Cependant, le parquet, arguant que ses déclarations étaient "très évolutives", a fait appel pour obtenir sa mise en examen. Les objets de controverse incluent l'éventualité d'une "pluralité" d'auteurs et l'utilisation de différents types d'armes.
En octobre 2025, la cour d'appel d'Angers a statué pour maintenir le statut de Compain, qui se retrouve ainsi dans une zone grise entre témoin et mise en examen. Dans un acte désespéré, le frère de Dany, Alain, et sa nièce, Solène, dernière survivante du massacre, ont décidé de déposer des pourvois en cassation.
Dernier recours
Lors de cette audience, l'avocat de Martine Compain, Me Vincent Brengarth, espère une conclusion. Il a déclaré : "Nous attendons que la chambre criminelle mette enfin un terme à une procédure qui n'a que trop duré. Il n'y a aucun élément qui justifie une mise en examen". Il souligne une discordance entre les informations du dossier et le brouhaha médiatique entourant l'affaire.
Si la Cour de cassation infirme la décision de la cour d'appel, cela pourrait rouvrir le dossier et avoir des implications sur la requête en révision que Dany Leprince a faite pour sa condamnation à perpétuité. La Cour de révision doit rendre son verdict le 7 mai prochain.
Rappel des faits
Le 4 septembre 1994, les corps de Christian Leprince, frère de Dany, de son épouse et de leurs deux filles âgées de 6 et 10 ans ont été découverts à leur domicile à Thorigné-sur-Dué. Dany Leprince avait été accusé par son ex-femme, avant de reconnaître partiellement les faits puis de se rétracter. Condamné à perpétuité en 1997, il continue de clamer son innocence, une assertion soutenue par son avocate et que l'actualité judiciaire va encore une fois explorer.







