Trois jours après le dépôt de plainte du côté de Villette-d'Anthon (Isère) suite à des violences survenues lors d'un match de U17 à Sathonay-Camp (Rhône), le club concerné a décidé de prendre la parole. Dans une déclaration, le vice-président et responsable U17, Reski Daoudi, exprime sa surprise et son incompréhension face à la tournure des événements, minimisant les incidents qui ont eu lieu.
Le 7 mars dernier, une rencontre de football entre l'Olympique Sathonay Football et l'US Villette-d'Anthon - Janneyrias a été interrompue après qu'un caillou ait été lancé sur l'arbitre de touche bénévole. Cette action a entraîné une réaction violente, poussant un dirigeant de Villette-d'Anthon à porter plainte pour des blessures ayant causé "trois jours d'ITT". Évènements jugés intolérables par le club isérois, la situation a nécessité l'intervention des forces de gendarmerie locales.
Un match interrompu dans la confusion
Reski Daoudi évoque une situation peu claire autour de l'arrêt du match, affirmant qu'il n'a personnellement jamais eu de problèmes avec les jeunes joueurs durant sa carrière. Il se demande pourquoi un délégué a été convoqué ce jour-là, en rappelant qu'un match aller avait déjà vu des provocations de la part de certains parents de Villette-d'Anthon. Selon lui, les jeunes de Sathonay-Camp ne visaient pas l'arbitre mais s'amusaient avec des graviers, et un rappel à l'ordre aurait suffi pour poursuivre la rencontre.
Le vice-président de Sathonay-Camp a également insisté sur le fait qu'aucun coup n'avait été donné, parlant plutôt de "chamailleries" et non d'altercations physiques. Les actions qui ont suivi, notamment le retrait précipité aux vestiaires, ont contribué à une tension palpable, mais Daoudi s'est dit désolé de la situation et a intentionnellement pris ses distances avec la vision de "chaos total" décrite par le club isérois. Un témoignage de gendarmes présents ce jour-là, en civil, pourrait venir étayer la version des événements livrée par Sathonay-Camp.
Alors que la Commission de Discipline du District du Rhône est saisie de l'affaire, les discutions autour de la gestion des jeunes footballeurs et des conséquences psychologiques que de tels incidents pourraient avoir sont sur toutes les lèvres. Une voix de la direction de Villette-d'Anthon a déjà souligné le besoin de "redonner l'envie de jouer" à ses jeunes athlètes, suite à ces événements troublants.







