Le tribunal correctionnel de Tours a rendu son verdict ce jeudi, condamnant un médecin généraliste à un an de prison avec sursis.Âgé d'une soixantaine d'années, il a été reconnu coupable d'avoir photographié en secret trois patientes lors d'examens gynécologiques en 2024.
Un an de prison avec sursis
Les faits se sont déroulés dans son cabinet situé à Saint-Laurent-en-Gâtines (Indre-et-Loire). Lors d'un premier examen gynécologique, la mère d'une patiente a remarqué un téléphone orienté vers le lit de consultation. Sa vigilance a conduit à une plainte, révélant au total trois victimes, dont une mineure. Les enquêteurs ont découvert des images choquantes sur le téléphone du médecin.
Des excuses et un état de détresse
À la barre, le docteur a exprimé sa honte en déclarant : "Je présente toutes mes excuses pour les souffrances psychologiques engendrées". Après 35 ans de pratique médicale, il a mentionné être "en surmenage professionnel", confiant que des problèmes conjugaux et de santé l'obsédaient. Il a articulé son inexplicable comportement comme le résultat d'automatisme compulsif, sans conscience de la gravité de ses actes.
Trois victimes face à l'horreur
Les victimes ont partagé leur effroi. L'une d'entre elles, ancienne patiente depuis l'enfance, a témoigné de sa détresse, ayant perdu du poids depuis les événements : "Pourquoi moi ?", a-t-elle questionné, désespérée de comprendre les motivations de celui en qui elle avait confiance.
La parole des experts
Maître Emmanuelle Descot, avocate de l'une des victimes, a commenté : "Il y a une certaine cohérence dans cette condamnation, mais la peine reste dérisoire face à la souffrance endurée". Elle a souligné le paradoxe d'un professionnel respecté, dont la carrière était jusqu'alors sans tache.
Le médecin a donc été interdit définitivement d'exercer sa profession, marquant ainsi la fin de sa carrière, mais laissant derrière lui des dégâts psychologiques non négligeables pour ses patientes, un avertissement sur la vulnérabilité et la confiance dans le domaine médical.







