De mai à novembre 2025, une opération policière d'envergure a mis en lumière un point de deal à Crépy-en-Valois, dans l'Oise. Des mineurs ont été jugés tandis que trois jeunes adultes ont comparu ce vendredi 9 janvier au tribunal de Senlis.
Trois jeunes, âgés de 20 à 22 ans, se sont présentés devant un public significatif, témoignant de l'intérêt que suscite cette affaire à Crépy-en-Valois. Ils sont accusés de trafic de stupéfiants sur la place Jacques-Brel, où le dispositif de surveillance a révélé une activité intense entre mai et novembre 2025.
Les enquêteurs ont procédé à des écoutes téléphoniques et ont étudié des images de vidéoprotection, ce qui a conduit à un vaste coup de filet en novembre dernier. Plusieurs mineurs, souvent utilisés comme intermédiaires, ont déjà été condamnés par le tribunal pour enfants, tandis que les trois majeurs ont enfin été jugés.
« Je suis un consommateur, mais je nie tout trafic »
Malgré la présence de leurs proches, les prévenus ont été peu loquaces. Adil D., 22 ans, a affirmé : « Je suis un consommateur, mais je nie tout trafic », bien qu'on ait trouvé 400 g de cannabis à son domicile. Ethan L., 20 ans, est également suspecté dans une affaire de trafic à Lorient, mais maintient son innocence. Seul Kays S., 21 ans, a admis vendre parfois pour dépanner.
Un mineur exposé à des menaces après avoir coopéré
La sécurité des témoins a été un point naufragé : un mineur ayant collaboré avec la police a été menacé et a dû être exfiltré loin de son domicile, un calvaire révélé par le substitut du procureur, Édouard Guillou. Des consommateurs ont pourtant identifié les accusés comme des revendeurs réguliers, ce que Kays S. a vigoureusement nié.
Les saisies de produits et d'argent dans cette affaire ont été modestes, remettant en question l'ampleur du trafic. Me Nour Ayari, avocate d'Adil D., a suggéré qu'une surveillance de longue durée aurait été superflue.
Le tribunal a finalement prononcé des peines : Adil D. et Ethan L. écopent de 12 mois de prison, dont six avec sursis. Kays S. reçoit huit mois ferme. Tous trois se voient également infliger une amende de 1 000 euros et une interdiction de contact entre eux. Cette affaire souligne les défis persistants liés à l'usage de substances illicites, un problème qui frappe de nombreuses villes françaises.







