Caroline Darian, âgée de 47 ans, se retrouve au cœur d'une affaire qui met en lumière les abus persistants au sein de certaines familles. Sa plainte pour viol et agressions sexuelles déposée contre son père, Dominique Pelicot, a été enregistrée en mars 2025, mais, près d'un an plus tard, elle déclare que l'enquête n'a toujours pas été menée correctement. Dans un entretien accordé au Parisien, elle souligne : "Je demande juste qu'on me rende justice".
Son père, déjà condamné à 20 ans de prison pour des crimes atroces commis sur son ex-épouse, semble échapper à une nouvelle enquête sérieuse. Caroline exprime une frustration croissante, soutenue par son avocate qui réclame une investigation plus approfondie pour faire lumière sur les actes commis à son encontre. "Ma plainte prend la poussière", déplore-t-elle, décrivant une situation où des victimes sont laissées à l’écart dans le système judiciaire, un sentiment partagé par plusieurs avocats spécialisés en droits des femmes.
Dans le cadre de l’affaire Pelicot, des voix se sont élevées, comme celle de la psychologue Marie Dupont, qui souligne l'importance d'écouter et de prendre au sérieux les témoignages des victimes, notamment celles qui subissent des violences dans un contexte familial. "L'inaction de la justice peut avoir des conséquences désastreuses pour les victimes", affirme-t-elle.
Dans ce contexte, des organisations comme les Droits des Femmes appellent à un réveil du système judiciaire afin que les plaintes soient traitées avec la rigueur qu'elles méritent. Caroline Darian appelle non seulement à faire avancer son propre dossier, mais également à sensibiliser le public sur les nombreux cas non résolus et suivis avec trop peu de sérieux. Son appel à la justice pourrait bien mettre en lumière des abus souvent étouffés par le silence.







