Depuis le 5 janvier, la Patagonie argentine est en proie à des feux de forêt incontrôlables. Les autorités rapportent déjà la destruction de 5 500 hectares, laissant les petites communautés dans une profonde angoisse.
Des centaines de pompiers et de bénévoles s’emploient à arrêter la propagation des flammes, alors qu’un foyer principal cause des destructions massives, plongeant les habitants dans l'incertitude. Une résidente d’Epuyen, Flavia Broffoni, a partagé son désespoir sur les réseaux sociaux : « Il n’y a pas de mots pour décrire ce que nous vivons. »
Ces incendies, qui rappellent les pires feux des trois dernières décennies, se sont déclarés dans la station balnéaire de Puerto Patriada, située à environ 1 700 kilomètres au sud de Buenos Aires. En raison des conditions climatiques défavorables, le gouverneur de la province, Ignacio Torres, a averti que « les 48 prochaines heures seront cruciales » pour maîtriser le feu.
La végétation locale est ravagée, encerclant la ville d’Epuyen, qui abrite environ 2 000 habitants. Plus de 3 000 touristes ont été évacués, et près de 10 maisons ont été détruites. D’autres provinces, comme Neuquén, Rio Negro et Santa Cruz, subissent également les effets dévastateurs de ces incendies.
Près de 500 agents des pompiers, secouristes et forces de sécurité sont mobilisés pour lutter contre le sinistre. Des renforts viennent de la province de Cordoba ainsi que du Chili voisin. Un pompier de la Brigade du Service national de gestion des incendies, Hernán Ñanco, souligne les difficultés accrues causées par le changement climatique : « Des températures plus élevées et une humidité plus faible rendent les feux plus difficiles à combattre. »
Tandis que les coupes budgétaires draconiennes du président Javier Milei affectent les salaires des pompiers, plongeant la région dans une crise supplémentaire, des brigades communautaires se battent pour protéger leurs forêts et leurs maisons, financées par des dons et l'engagement citoyen.
Les institutions se révèlent débordées face à l’ampleur des incendies, exacerbé par un manque de ressources humaines et financières. La Brigade patagonienne a exprimé son épuisement face à cette situation alarmante, témoignant de la violence des flammes qui ravagent la région.







