Un directeur d'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à Eaubonne, dans le Val-d'Oise, est sous le coup d'accusations sérieuses après avoir été soupçonné d'avoir dérobé près de 800 000 euros à une résidente de 98 ans. Selon le parquet de Pontoise, cet homme fait l'objet d'une plainte pour abus de faiblesse, comme rapporté par Radio France.
Les investigations laissent apparaître que le directeur aurait détourné près de 200 000 euros et modifié les contrats d'assurance-vie de sa cliente, initialement estimés à 600 000 euros. Pour l'instant, le montant exact des préjudices reste à confirmer, bien que le parquet ait reconnu une certaine exagération par les médias concernant les chiffres avancés.
Après l'alerte donnée par le conseiller bancaire de la victime, qui a détecté des transactions suspectes, l'homme a été placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès prévu pour juin. De plus, il a été licencié par le groupe Clariane, un acteur majeur des établissements de soins pour personnes âgées, qui a également décidé de se porter partie civile dans cette affaire.
Le directeur avait remporté la confiance de la nonagénaire, venue rendre visite à sa sœur dans l'établissement. Il a facilité son admission et a rapidement obtenu une procuration sur ses comptes bancaires, exploitant sa vulnérabilité.
Cette affaire soulève des questions inquiétantes sur la protection des personnes âgées dans les institutions. Des experts s'accordent à dire que de telles escroqueries ne sont pas isolées. Selon une étude publiée par l'INSEE, la maltraitance financière des personnes âgées reste un problème préoccupant en France.
Cette situation n'est pas sans rappeler des cas similaires, dont celui d'un autre directeur jugé en 2013 pour abus de confiance contre un ancien groupe de santé privé. Des voix s'élèvent pour appeler à une meilleure régulation des Ehpad afin de prévenir de tels abus, mettant en avant l'importance de la vigilance et de la transparence dans la gestion des finances des résidents.







