Dans la soirée du samedi 11 juillet à Sarcelles (Val-d'Oise), un véhicule abandonné a éveillé les soupçons des forces de l'ordre. BFMTV a pu se procurer une image de la voiture en question, une Toyota noire, signalée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) comme étant liée à un suspect armé d'un fusil d'assaut.
La photo montre un véhicule dévasté, avec le pare-chocs arraché et les vitres brisées, le résultat d'une opération de déminage effectuée par les policiers. Des sources policières ont indiqué à BFMTV que la DGSI avait reçu un signalement concernant un homme armé, possiblement impliqué dans un projet d'attentat dans la région.
Un déminage nécessaire pour garantir la sécurité
Les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont rapidement localisé le véhicule garé rue Henri Dunant, près d'une synagogue. Après une surveillance discrète, ils ont décidé de procéder à l'examen du véhicule. Des explosifs ont été utilisés pour ouvrir la voiture, de peur qu'elle ne contienne des pièges, causant ainsi les dégâts visibles sur les images.
Lors de la fouille, les agents ont trouvé une Kalachnikov avec plusieurs chargeurs, ainsi qu'un pistolet Beretta, cachés dans le coffre de la voiture. Par ailleurs, des plaques d'immatriculation volées ont été découvertes, l'une d'elles correspondant à la Toyota en question, dérobée la nuit précédente.
Enquête ouverte par le parquet national anti-terroriste
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé l'ouverture d'une enquête ce dimanche. Celle-ci vise à établir "des chefs d'association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation de crimes d'atteintes aux personnes et de transport, détention, acquisition d'armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste". Les investigations sont prises en charge par la DGSI et la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire.
Des experts en sécurité soulignent l'importance d'une vigilance accrue face à de tels incidents, avis partagé par de nombreux habitants de Sarcelles qui se disent inquiets de cette escalade de violence.







