François Molins, ancien procureur de la République de Paris, revient sur l'attentat dévastateur survenu à Nice il y a dix ans, où il a été impliqué dans les investigations. Il partage son expérience au cœur de la lutte contre le terrorisme, témoignant des événements tragiques qui ont frappé la France entre 2012 et 2017. Lors des attentats de Mohamed Merah à Montauban et Toulouse en 2012, des attaques de Charlie Hebdo et du 13-novembre à Paris en 2015, jusqu'à celui de Nice, chaque incident a laissé une empreinte indélébile.
Alors qu'il s'apprête à commémorer cette tragédie, Molins avoue à La Provence que les cérémonies ravivent des émotions vives, non seulement en lien avec l'attentat de Nice, mais aussi avec ceux de Charlie Hebdo et du 13-Novembre. "Ces événements résonnent encore aujourd'hui," déclare-t-il, ajoutant qu'ils rappellent les horreurs de cette période difficile.
L'attentat de Nice, intervenu peu de temps après ceux de Paris, a-t-il alimenté des craintes d'une spirale incessante de violence ?
Molins exprime la pression ressentie au parquet antiterroriste à chaque nouvelle attaque. "Il y avait ce sentiment oppressant de répétition, de ne jamais en venir à bout des actes ignobles perpétrés par des individus radicalisés," confie-t-il. Ce climat était exacerbé par un appel global au djihad lancé par Daesh, incitant à attaquer des civils français.
Se souvient-il de l’instant où il a appris la nouvelle de l'attentat à Nice ?
Il se remémore : "J'étais au Trocadéro avec mon épouse et la maire du VIIIe arrondissement, admirant le feu d'artifice. À 23h30, le nom de la cheffe de la section antiterroriste s'est affiché sur mon téléphone : un signe peu encourageant." Son témoignage illustre non seulement les défis personnels, mais aussi les enjeux cruciaux auxquels la France doit encore faire face dans la lutte contre le terrorisme.







