À Paris, le procès en appel de Stéphane Plaza, agent immobilier et ancien animateur vedette de M6, a débuté le 26 juin. Condamné en février 2025 à un an de prison avec sursis pour avoir exercé des violences conjugales sur une de ses anciennes compagnes, il avait auparavant été acquitté des accusations de violences psychologiques concernant une seconde femme, Paola.
Armé de son costume sombre, Plaza a été entendu devant le tribunal, à proximité des plaignantes, face à une salle étouffante. L’une des avocates des victimes, Me Benjamin Chouai, a souligné le défi émotionnel de cette situation : «C'est le match retour, c'est évidemment compliqué pour elle de se retrouver à nouveau».
Les faits reprochés à Plaza s’étendent de 2018 à 2022, et incluent des violences physiques ainsi que psychologiques. En première instance, aucune preuve solide n’a été avancée dans le cadre des accusations de violences psychologiques portées par Paola, ce qui avait conduit le tribunal à une relaxe.
Il convient de noter qu’une plainte pour cyberharcèlement, initialement classée sans suite, a également été réintroduite dans ce procès, ce qui pourrait potentiellement ajouter des complexités à l'affaire. Selon une source proche, le contenu de cette plainte sera évoqué lors des débats.
Les avocats de Plaza se disent également méfiants vis-à-vis de la procédure judiciaire, accusant le parquet de manipulation. «C'est un procès pour violences conjugales», a déclaré Me Chouai, insisté sur la clarté et la gravité de l'affaire.
Les réactions ne se sont pas fait attendre : l’avocate de Paola, Me Clotilde Lepetit, a espéré que «les débats se déroulent dans un climat de sérénité». Quant à l’avenir professionnel de Plaza, sa notoriété semble avoir subi des dommages irréparables. Ses émissions phare ont été suspendues, et des agences immobilières du réseau ont déjà envisagé de changer de nom.
En mai 2025, Plaza avait également été condamné à une amende de 3.000 euros pour usage de stupéfiants après une garde à vue de vingt-quatre heures. Les répercussions de ces affaires soulèvent des préoccupations quant à la perception publique des personnalités médiatiques et la manière dont la justice traite les violences de genre.







